Centrale hydroélectrique : 4,02 millions d’euros accordés par le FAD pour le Projet Sahofika

Le Projet Sahofika permettra à la Jirama d’économiser 100 millions d’euros par an en coûts de carburant, soit plus de 416,86 milliards Ariary.

Plus de huit millions de personnes bénéficieront du projet hydroélectrique Sahofika. Ce projet permettra de résoudre le gap de production d’électricité, et également de réduire les coûts de la Jirama de 100 millions USD par an, selon le Groupe de la BAD.

205 MW d’hydroélectricité. C’est la puissance, qui s’ajoutera au Réseau Interconnecté d’Antananarivo (RIA), grâce au projet d’aménagement hydroélectrique de Sahofika. Pour les initiateurs du projet, cette solution amorcera l’essor économique et le développement industriel dans la Capitale. La semaine dernière, le Fonds Africain de Développement (FAD) au sein du Groupe de la BAD (Banque Africaine de Développement) a annoncé l’approbation d’un prêt de 4,02 millions d’euros, avec une composante de subvention, pour financer la prise de participation de l’Etat Malagasy, d’un total de 30 millions d’euros, dans ce projet hydroélectrique. Le reste des financements devrait provenir de l’Union européenne et de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique. Selon les études réalisées, le projet génèrera un budget propre, et permettra de réduire les coûts de l’énergie au profit de plus de huit millions de personnes. A noter que le projet Sahofika est situé sur la rivière Onive, à 100 km au sud-Est d’Antananarivo. Il comprend la construction d’une centrale hydroélectrique de 205 MW et prévoit la construction et la réhabilitation de 110 km de routes d’accès, ainsi que la construction d’une ligne de transmission de 75 km, pour 220 kV. « Une fois mis en service, le projet Sahofika devrait contribuer à éviter 900. 000 tonnes d’équivalent CO2 par an », a indiqué le FAD.

Impacts énormes. Selon les déclarations faites, le Gouvernement malagasy s’est engagé à reverser les bénéfices du projet pour la réduction des tarifs d’électricité au bénéfice de la population de Madagascar. « Le soutien au projet Sahofika illustre l’engagement de la Banque à fournir un accès à l’énergie abordable, et de qualité à travers le continent pour une croissance durable et inclusive, tout en aidant les pays membres à exploiter de manière responsable, leurs vastes ressources énergétiques renouvelables, mais sous-développées. En tant que plus grand projet hydroélectrique en cours de développement dans le pays, le projet Sahofika va libérer le potentiel hydroélectrique de Madagascar, et diversifier son mix énergétique en faveur des énergies renouvelables à 90% », a déclaré le Dr Kevin Kariuki, vice-président de la BAD chargé de l’énergie, du Changement climatique et de la Croissance verte.

Grand partenaire. En décembre 2019, agissant en tant qu’ arrangeur principal mandaté, la BAD a déjà approuvé une garantie partielle de 100 millions de dollars US, pour le projet Sahofika, afin d’atténuer le risque de liquidité. La BAD soutient également le projet de renforcement et d’interconnexion du réseau de transport d’électricité, visant à renforcer et à étendre le réseau de transport à Madagascar, afin d’étendre la distribution de l’énergie supplémentaire générée par ce grand projet hydroélectrique. « Le projet Sahofika est la pierre angulaire du fort soutien de la BAD au secteur de l’électricité à Madagascar. La mise en service de Sahofika permettrait à la JIRAMA d’économiser environ 100 millions d’euros par an en coûts de carburant, tout en éliminant progressivement le besoin de subventions de l’État », a déclaré Mohamed Cherif, directeur national de la Banque pour Madagascar. Par ailleurs, le projet Sahofika, conforme à la politique énergétique de Madagascar, s’aligne au nouveau pacte de la BAD sur l’énergie pour l’Afrique, et le plan d’action de cette institution sur les changements climatiques, dont les objectifs collectifs comprennent le développement des infrastructures énergétiques vertes pour une croissance durable et inclusive.

Antsa R.

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2 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. Il faudrait déjà planifier ces industries et ne pas faire comme avec Andekaleka. C’est après le démarrage de la production qu’on s’est posé des questions sur comment consommer toute cette énergie et rembourser les prêts. Eh oui, il fût un temps où on avait un excés de production !
    On pourrait penser à une liaison par train électrique Tana-Antsirabe par exemple aussi pour transporter les marchandises de ces indutries !

  2. Une fois sur pied, la centrale Sahofika servira de tremplin pour notre industrie. Les gains à court et à long termes sont immenses.

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