Crise économique selon la CCIFM : 2 000 salariés licenciés et près de 7 000 en chômage technique


André Beaumont, président de la CCIFM.

De nombreuses entreprises sont sur le point de déposer leurs bilans. Les impacts économiques de la pandémie du Covid-19 sont réels et effectifs, selon les membres de la CCIFM (Chambre de Commerce et d’Industrie France-Madagascar).

 Une fois encore, le secteur privé appelle à l’aide. Cette fois, ce sont les membres de la CCIFM qui se sont exprimés hier, parlant de leurs difficultés de survie, face à la crise économique liée à la pandémie de Covid-19. En effet, pour survivre, les entreprises sont obligées de mettre au chômage technique, près 7.000 salariés. 2.000 employés ont été licenciés, pour réduire les charges financières, selon les explications. Ceux qui sont maintenus à leurs postes ont subi des réductions de salaires perçus pour les uns, des non-paiements de salaires pour les autres ,et tous sont obligés d’user les droits de congés payés. « Les chiffres d’affaires baissent considérablement, alors que les charges augmentent à cause des mesures spéciales, si l’on ne cite que le cas des transports, de la connexion Internet supplémentaire pour le télétravail, du respect des mesures sanitaires, etc… et en particulier les mesures qui coupent la liaison entre la Capitale Antananarivo et le port de Toamasina, ainsi que la grande ville industrielle d’Antsirabe. Des pénuries sont à prévoir à cause de ces contraintes. A cela s’ajoute la réduction drastique des vols aériens », a expliqué André Beaumont, président de la CCIFM, lors d’une rencontre avec les médias.

Requêtes. L’absence d’aide de l’Etat pour le secteur privé est un signal négatif pour Madagascar, selon la CCIFM. Celle-ci demande un accompagnement financier urgent, dans le cadre du redressement de l’économie et le soulagement des manques à gagner des entreprises, comme la fameuse mitigation a été abandonnée. Cette organisation demande également une concertation entre gouvernement et opérateurs économiques, pour définir rapidement des mesures de relance précises et spécifiques, pour chaque secteur d’activité. En ce qui concerne le salariat, le manque de revenu des salariés va créer de graves perturbations de l’économie, et probablement des frustrations importantes, selon la CCIFM. « Il faut mettre en place un système d’indemnisation du chômage par la création d’une agence dédiée. Le GEM (Groupement des Entreprises de Madagascar) avait proposé que ce travail soit confié à la CNAPS, mais cela a été refusé. Il faut une autre solution. En outre, il faut une aide aux entreprises sur les charges patronales, sociales et fiscales. Des allègements ou des annulations sont impératifs, car un grand nombre d’entreprises n’a plus la capacité de payer ces charges », a avancé le président de la CCIFM.

Mesures spéciales. Par ailleurs, les membres de la Chambre demandent également une autorisation spéciale pour le secteur privé, afin de pouvoir se déplacer en région. Ils ont évoqué le problème des laissez- passer à Toamasina, où les représentants de la Douane et de Gasynet ne travaillent que jusqu’à 13h, ce qui pourrait engendrer des pénuries. Enfin, la CCIFM n’a pas manqué de parler des prix de carburant à la pompe, qui devrait être révisés à la baisse.

Antsa R.

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Un Commentaire - Ecrire un commentaire

  1. Aucune aide de la part de l état, merci… cette situation permettra au moins aux investisseurs qui prévoyaient de s installer à Madagascar de se rendre compte de la réalité et de s orienter vers un autre pays les institutions EDBM etc… ne sont que de la poudre aux yeux… la réalité est tout autre… chers amis allez investir ailleurs.

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