Développement rural : Lancement d’une assurance risques climatiques

Les risques climatiques concernent une longue période d’activité chez les paysans.

Une grande première à Madagascar. Un produit d’assurance risques climatiques sera lancé dans trois régions de Madagascar, à savoir Anosy, Androy et Atsimo Atsinanana. C’est le fruit d’une convention de partenariat entre le projet PrAda ou projet d’Adaptation des chaînes de valeur au changement climatique, sous tutelle du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, et mis en œuvre par la GIZ ainsi que la compagnie d’assurance ARO. « L’objectif consiste à mettre en place un mécanisme de transferts de risques liés aux impacts du changement climatique, et ce, au profit des acteurs opérant dans les chaînes de valeur du secteur agricole, tels que les producteurs et les agrégateurs »,  a annoncé le ministre de tutelle, Lucien Ranarivelo, lors de la signature de cette convention de partenariat hier à Anosy.

Première commercialisation. En fait, ces trois régions constituent les zones d’intervention du projet PrAda qui est cofinancé par le ministère fédéral de la Coopération Economique de Développement allemand (BMZ) et l’Union Européenne. « La première commercialisation de ce produit d’assurance risques climatiques aura lieu en octobre prochain, soit à la prochaine campagne culturale. Nous disposons d’ailleurs des agences au sein de ces trois régions pour faciliter sa vulgarisation », a fait savoir Andrianary Lantonirina, le directeur général de la compagnie d’assurance ARO. Il est à noter que la convention de partenariat entre cette compagnie d’assurance et le projet PrAda durera vingt mois. Les deux parties s’engagent à piloter ce nouveau produit d’assurance risques climatiques envers les acteurs cibles opérant dans ces trois régions avec une perspectives d’extension dans d’autres régions à fort potentiel.

Se professionnaliser. En revenant sur le projet PrAda, mis en œuvre par la GIZ à Madagascar, « son objectif principal consiste à améliorer la performance des acteurs des chaînes de valeur agricoles sélectionnées, particulièrement vulnérables au changement climatique en combinant les actions d’adaptation et d’autres actions relatives au développement tout en promouvant les chaînes de valeur », a expliqué le chef du projet, Mme LinhFeldkötter. Et parmi les chaînes de valeur sélectionnées, on peut citer, entre autres, l’arachide, l’oignon, le gingembre, le miel et la vanille ainsi que d’autres cultures de rente comme le café, le girofle et le poivre. En tout, « ces acteurs toucheront une prime d’assurance au cas où il y aurait une perte de production liée aux impacts du changement climatique. Ce qui leur permettra de se professionnaliser davantage », a conclu le ministre de tutelle.

 Navalona R.

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  1. Assurance. Paramétrique. Cela fait au moins 15 ans qu’on en parle. Enfin du concret dans un pays qui est en 3ème position des pys les plus frappés par les catastrophes climatiques.

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