Projet de Sahofika : Un permis environnemental délivré par l’ONE


La société de droit malgache dénommée Nouvelle Energie Hydroélectrique de l’Onive  (NEHO), a déposé son dossier d’Etude d’Impact Environnemental du projet d’aménagement hydroélectrique de Sahofika le 1er août 2019. Elle représente le consortium composé d’Eiffage, Eranove, Themis et HIER, qui se charge de concevoir, de financer, de construire et de maintenir ce projet au titre de contrat de concession.  Un Comité technique d’évaluation a effectué une étude sur le terrain. Des consultations publiques ont été ensuite organisées. Et après publication d’un rapport d’évaluation par la Commission indépendante chargée de ce dossier, l’Office National pour l’Environnement (ONE), a délivré son permis environnemental. « Un Plan de Gestion Environnemental (PGE) qui est similaire à un cahier de charge environnemental ,est également remis au promoteur du projet », a déclaré Ampilahy Laurent, le Sirecteur général de l’ONE lors de la remise officielle de ce permis environnemental hier.

Nombreuses craintes. Rappelons que ce projet comprend un barrage sur la rivière Onive à Ambatotsipihina de 60m de haut, avec une galerie souterraine, et une usine hydroélectrique dans le fokontany de Sahofika. La construction s’étale sur cinq ans. L’objectif est de fournir une énergie de base d’origine renouvelable et bon marché au réseau interconnecté d’Antsirabe-Antananarivo de la Jirama avec une capacité installée de 192 MW. En revanche, « les craintes de la population impactée par ce projet sont nombreuses. Il y aura entre autres, des zones inondées, des expropriations des villageois et des secteurs d’activités touchés. Pour pouvoir atténuer ces impacts, le promoteur devrait ainsi mettre en place un Plan d’Action de Réinstallation conformément aux losi en vigueur. Notre rôle est d’ailleurs de contrôler la mise en œuvre de ce PGE », a fait savoir le Directeur général de l’ONE.

Compensation. Par ailleurs, il a soulevé que la société NEHO ne peut pas démarrer ce projet d’aménagement hydroélectrique de Sahofika tant que les mesures de compensation de la population affectée ne soient pas bien définies. « La valeur estimative des biens à compenser est déterminée par les lois en vigueur. En revanche, il appartient aux deux parties de trouver un consentement pour résoudre ce problème», a-t-il conclu.

Navalona R.

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  1. · Edit

    Sahofika appartient au CR Ambalaomby Anosibe An’Ala ! OUI ?

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