Filière vanille : Le prix FOB minimum à l’export fixé à 250 USD/kg

Près de 1 580 tonnes de gousses de vanille ont été exportées lors de la dernière campagne 2019-2020.

Madagascar veut maintenir sa position de leader mondial en fixant ces prix de référence minima, et ce, pour avoir une meilleure visibilité sur le marché.

Le Conseil National de la Vanille (CNV) est déjà à pied d’œuvre pour promouvoir et développer cette filière stratégique. Il regroupe 25 membres dont 12 membres issus de l’administration, y compris dix ministres concernés et 12 autres représentent le secteur privé opérant en amont jusqu’en aval de la filière. Le Gouverneur de la Banky Foiben’i Madagasikara (BFM), y est également impliqué. « A l’issue de leur première réunion qui a été basée sur des échanges entre toutes les parties prenantes, un compromis a été trouvé concernant la fixation du prix FOB minimum de la vanille à l’export à 250 USD/kg pour cette campagne d’exportation 2020-2021. Quant au prix minimal sur le marché local de la vanille préparée stabilisée, c’est fixé à 650 000 Ar le kilo », a annoncé le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, lors d’une conférence de presse hier.

 Révisés à la baisse. Comparé à la dernière campagne d’exportation de 2019-2020, ces prix de référence minima ont été respectivement révisés à la baisse, soit de 100 USD et de 250 000 Ar. « Cela s’explique par l’augmentation de l’offre de production de la vanille cette année. En effet, nous nous basons toujours sur la compétitivité de ce produit stratégique sur le rapport qualité/prix, afin de maintenir la position de Madagascar en tant que leader mondial sur le marché. Le pays détient d’ailleurs plus de 70% de part de marché sur le plan international. Et la détermination de ces prix de référence minimal a également été basée sur les prévisions de production et les prix affichés par les autres pays concurrents. L’objectif vise à avoir une meilleure visibilité à l’international pour pouvoir pérenniser le marché », a-t-elle fait savoir. Et lui d’enchaîner que le prix de référence minimal de la vanille verte n’a pas été fixé cette année, étant donné que l’ouverture de la campagne de collecte a déjà eu lieu bien avant, soit le 25 mai 2020 pour Ambanja. Dans la région de la SAVA qui détient plus de 80% de la production, la campagne de collecte a démarré depuis le 15 juillet 2020. « Toutefois, les acteurs concernés doivent s’arranger sur la détermination du prix minimal de la vanille verte compte tenu de ces nouveaux prix de référence publiés par le Conseil National de la Vanille », a-t-elle insisté.

1 580 tonnes de vanille expédiées. Il est à noter que le Conseil National de la Vanille va également publier prochainement la date d’ouverture de la campagne d’exportation pour les neuf régions productrices. « Certes, il y a eu une certaine perturbation du marché surtout au niveau de la logistique en raison de cette crise sanitaire liée à la pandémie de covid-19, mais notre département s’engage à soutenir les acteurs concernés pour faciliter les procédures d’exportation. Les professionnels de cette filière disposent d’ailleurs d’un portefeuille de clients qui passent des commandes régulières et stables chaque année, et ce, malgré cette pandémie. Dans la foulée, le CNV se charge de la veille commerciale tout en menant une campagne de communication positive sur ce produit stratégique. Il faut rappeler que Madagascar exporte de la vanille vers 61 pays », d’après toujours les explications du ministre de tutelle. Lors de la dernière campagne d’exportation, Madagascar a pu expédier 1 580 tonnes de gousses de vanille, plus de 103 tonnes de produits dérivés de la vanille et 94 tonnes d’extraits de vanille. « C’est à peu près la même quantité exportée lors de la campagne précédente alors qu’on a commencé à fixer le prix de référence minimal de la vanille à l’export. Mais les opérateurs ont également pu vendre au-delà de ces prix de référence compte tenu de la qualité de leurs produits », a-t-elle précisé.

Protocole sanitaire. Par ailleurs, pour faire face à cette crise sanitaire liée à la pandémie de covid-19, les parties prenantes ont mis en place un protocole sanitaire de la vanille. En effet, « le traitement de la vanille se fait manuellement depuis l’exportation, en passant par sa préparation jusqu’à son conditionnement à l’exportation. Le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat a déjà contrôlé 833 marchés de la vanille dans tous les districts de la SAVA afin de mieux respecter les gestes barrières. De nombreux matériels dont 100 000 masques et 4 998 gilets, y ont été acheminés afin de contribuer à la lutte contre la propagation du coronavirus. Cela constitue en même temps une garantie pour les consommateurs finaux tout en soutenant les exportateurs à augmenter notre part de marché à l’échelle internationale », a évoqué le ministre Lantosoa Rakotomalala.

Navalona R.

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2 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. C’est pas Madagascar qui détermine le prix, il propose son prix mais c’est le marché qui fait le prix !!

  2. on peut comprendre que la Vanille soit vendue plus cher si les ouvriers producteurs voyaient leur salaire et conditions de travail améliorer….je doute que ce soit le cas….

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