Fondation Tany Meva : 53 nouveaux projets financés en 2019

Plus de 70% des projets financés par Tany Meva sont focalisés sur l’amélioration des conditions de vie des communautés.

Plus de 70% des 52 nouveaux projets financés sont focalisés sur l’amélioration des conditions de vie des communautés et la conservation durable des écosystèmes.

La Fondation Tany Meva constitue la première Fondation environnementale malgache qui soutient des projets environnementaux et de développement durable à vocation communautaire. Elle accompagne également les recherches et les innovations en la matière. Au cours de l’année 2019, elle a financé 52 nouveaux projets qui sont mis en œuvre dans les douze régions de Madagascar et aux Comores. On peut citer, notamment : Itasy, Analamanga, DIANA, Analanjirofo, Sofia, Atsimo Andrefana, Vakinankaratra, Vatovavy Fitovinany, Menabe, Haute Matsiatra, Anosy et Atsimo Atsinanana. A l’exception des régions DIANA et Atsimo Andrefana qui bénéficient de fonds externes, Tany Meva a investi sur fonds propres dans dix régions de la Grande Ile, et ce, suite aux appels à projets lancés respectivement en mai 2018 à l’échelle nationale et mai 2019 spécifiquement pour le Grand Sud et conjointement avec le projet APAA (Approche Paysage de l’Atsimo Andrefana).

Amélioration des conditions de vie. Dans la région Sofia, 5 projets sur les 7 projets ayant été financés, sont initiés par les VOI ou les communautés de base œuvrant dans l’aire protégée COMATSA (Corridor Marojejy, Anjanaharibe sud, Tsaratanana). « La sensibilisation des promoteurs a été renforcée par l’organisation des réunions d’information dans tout Madagascar. Ce qui explique l’augmentation du nombre de nouveaux projets financés. En outre, plus de 70% des 52 nouveaux projets financés sont focalisés sur l’amélioration des conditions de vie des communautés et la conservation durable des écosystèmes. Ces projets consistent, principalement, à la réalisation de constructions, la mise en place d’infrastructures et à la création ou au renforcement d’activités socioéconomiques qui aideront les communautés à augmenter leurs revenus. De telles mesures accompagnent les actions de conservation afin de pérenniser les impacts des projets. D’une manière générale, les fonds externes sont focalisés sur la conservation durable des écosystèmes. Pour la complémentarité et la synergie des actions, Tany Meva a décidé de concentrer ses appuis sur d’autres thématiques tels que l’amélioration des conditions de vie, le changement climatique et le changement de comportement qui est considéré comme une composante transversale considérée pour tous les projets financés », a expliqué le directeur Exécutif de la Fondation, Claude Fanohiza.

Niveau minimum de subvention. Et conformément à la politique nationale de lutte contre le changement climatique, Tany Meva soutient également des projets de reboisement, de restauration forestière et d’électrification ou encore d’énergie renouvelable. A titre d’illustration, « une troisième centrale hydroélectrique a été mis en service depuis 2019, grâce à l’appui financier de la Fondation. Les impacts générés par ces projets que nous avons financés sont palpables puisqu’ils créent de bonnes pratiques ou des initiatives exemplaires qui font par la suite tâche d’huile », a-t-il enchaîné. Et en matière de financement, le niveau minimum de subvention alloué par la Fondation Tany Meva est passé de 5.000 à 20.000 USD. « Dorénavant, la priorité sera donnée aux projets supérieurs à 75.000 USD mis en œuvre sur une durée de plus de 5 ans, cela entre dans le souci de durabilité que la Fondation affiche à travers ses programmes et ses actions », tient à préciser le Président du conseil d’administration de la Fondation, le Pr Joelisoa Ratsirarson.

Financement annuel à 2 milliards Ar. Il faut savoir également que les financements de la Fondation Tany Meva ont évolué selon les objectifs stratégiques définis au fil du temps. Jusqu’en 2004, la Fondation a soutenu des petits projets de reboisement familial aux Aires Protégées. De 2004 à 2009, le programme Ala Meva a été mis en place afin de financer des projets de reboisement de100 Ha à 1.000 Ha. « Et avec la mobilisation des premiers partenaires financiers externes comme MacArthur, UNESCO et l’Union Européenne, le nombre de projets appuyés a considérablement augmenté dès 2007 avec un pic de financement entre 2009 et 2013. Parallèlement, de nouveaux programmes ont été développés. On peut citer, entre autres, Edena (éducation environnementale), Tanana Meva (espace vert) ou encore Angovo Meva (énergie propre). Il y a aussi la promotion du Fatana Pipa, la mise en place des Villages du Millénaire et le lancement du projet PHEDER. Après 2013, Tany Meva entre dans une phase de transition. Néanmoins, le montant moyen de financement annuel est maintenu à 2 milliards Ar avec la mobilisation des fonds externes. Et si aucune subvention n’a été octroyée en 2016, le nombre de projets repart aussitôt à la hausse l’année suivante avec l’allègement des critères de sélection permettant à des petites structures de bénéficier des subventions inférieures à 5.000 USD », a conclu le PCA de la Fondation Tany Meva.

Navalona R.

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4 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. Masoandro, vous avez le grand mérite de proposer à partager gratuitement vos connaissances.
    « D’avoir visité l’Asie vous a certainement fait prendre conscience des réelles potentialités qu’offrent la nature malgache et son peuple.J’ai moi même, constaté lors de plusieurs visites en Asie que les bases de traditions malgaches sont plus proches de l’Asie que de celles de l’Europe. Et d’où, un des non sens, flagrant, pour les premiers ingénieurs agronomes, et véto malgaches, d’avoir été diplômés dans un pays loin d’être tropical! Hélas, le projet Tany Meva, et « autres….Meva », sont, toujours et encore, simples sujets d’applications financières des grandes puissances, sous pretexte que ces derniers sont les grands apporteurs de fonds.Il n’y a de « durable » chez les pays riches que leurs soifs malsaines de vouloir toujours plus, toujours plus de profits.En ré-intoduisant la vraie pensée traditionnelle malgache, ne serait-ce que le fokonolona, et avec les aides de la diaspora, les paysans retrouveront fierté, dignité , ne crèveront plus de faim et ne se soumettront plus au système « mangataka re Tompoko ô ».Une coopération, échange entre pays sud-sud, peut être d’une grande aide au pays et ce, avant que ce dj, pour cause de « retour sur incestissements », ne vende tout le pays à ses chefs étrangers.

  2. Ayant eu le privilege de sillonner beaucoup de pays d’Asie dont la Chine qui se hisse aujourd’hui au rang des pays victimes de la surproduction agricole et animale je reste a votre disposition en tant que consultant a titre gracieux

  3. L Agro pastorale y compris la pisciculture n a jamais ete a la hauteur de l’immense potentialite du Pays et encore moins en rapport avec les besoins reels du peuple malgache car la vision reste tournee vers l exportation
    Vos initiatives sont a saluer et a encourager
    Avec votre experience de mobilisation de fonds ,il faudrait reorienter les priorites de votre programme d’ interventions vers l’auto-suffisance alimentaire des communautes rurale
    Faire de Madagascar un pays d ‘abondance est un reve realisable

  4. · Edit

    C’est parti pour le Velirano. Enfin on voit le bout tunnel. Merci
    .
    Bonne santé à tous
    Rakoto de Montpellier

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