Financement extérieur : 4 milliards Ariary pour renforcer les capacités de l’IPM


Signature d’accord de financement entre l’AFD et l’IPM.

Les informations sur la situation épidémiologique à Madagascar restent ambiguës, à cause des contraintes limitant le nombre de tests réalisés. Pour renforcer les moyens de l’IPM pour lutter contre la pandémie, l’AFD a attribué un appui financier.

La France a accordé un appui d’un million d’euros, soit plus de 4 milliards ariary à l’Institut Pasteur de Madagascar (IPM), dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19 à Madagascar. Un accord de financement a été signé le 17 juillet dernier entre l’AFD (Agence française de développement) et l’IPM. A noter que cet institut œuvre pour le diagnostic, la formation et la recherche relatifs à la maladie. « Les capacités du laboratoire seront renforcées par l’acquisition de deux nouvelles machines de diagnostic ; deux nouveaux postes de sécurité permettront une maîtrise accrue du risque biologique lors des manipulations ; le contrôle qualité sera amélioré par l’extension des logiciels relatifs au contrôle de la chaîne du froid ; et la filière d’élimination des déchets à risques infectieux sera consolidée. Enfin, le projet appuiera les capacités de déplacement et de communication de l’Institut pour une action toujours plus efficace en province, notamment grâce au laboratoire mobile actuellement déployé à Toamasina », a indiqué l’AFD.

Missions multiples. Pour la France, cet appui vise à soutenir la pérennité des autres activités essentielles de l’Institut Pasteur, au premier rang desquelles figure la vaccination contre la rage, mise en péril par la crise sanitaire. « L’IPM assure le fonctionnement d’un centre de traitement antirabique qui prend en charge gratuitement les personnes potentiellement exposées à la rage et qui approvisionne, régulièrement et gratuitement, en vaccins les 30 centres du ministère de la Santé publique. De plus l’IPM héberge le Centre national de référence de la rage qui réalise le diagnostic virologique de la rage chez l’homme et l’animal. Le projet couvrira l’achat du vaccin, pour que la prise en charge reste gratuite », a souligné l’AFD. Selon Jérôme Bertrand-Hardi, directeur de l’AFD pour la Grande-île, il était inenvisageable que la France, avec l’appui de l’AFD ne soutienne pas l’IPM durant cette période difficile, qui remet en cause son fonctionnement quotidien et la continuité de ses activités. « C’est pourquoi nous avons souhaité qu’au-delà de l’urgence liée à la crise, l’institution soit soutenue dans la réalisation de ses autres missions au bénéfice de la population malgache», a-t-il affirmé. Bref, l’IPM devrait, désormais, pouvoir intensifier ses activités, pour faire face à la crise sanitaire, qui dure déjà plus de quatre mois à Madagascar.

 Antsa R.

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