Economie verte : Trois huiles essentielles très convoitées dans le monde

Les huiles essentielles de Madagascar sont très convoitées par des industries pharmaceutiques dans le monde.

Près de 95% de la production d’huiles essentielles du pays sont destinés à l’exportation.

Il y a toujours des opportunités qui s’offrent dans une période de crise comme cette crise sanitaire liée à la pandémie de covid-19. La preuve, de nombreuses autorisations d’exploitation des plantes médicinales et aromatiques ont été délivrées par le ministère de tutelle au profit des acteurs oeuvrant dans la filière huile essentielle durant le confinement. En effet, la demande de ces essences ne cesse d’augmenter aussi bien sur le marché national qu’international pour faire face à cette pandémie. Et comme avantage comparatif, Madagascar regorge environ 12.000 espèces de plantes dont 83% d’entre elles sont endémiques. En outre, sur les 71 espèces de plantes aromatiques qui sont connues dans le pays, 30 espèces sont endémiques. Leur valorisation contribue ainsi au développement de l’économie verte tout en attirant tant des investisseurs locaux qu’étrangers alors que cette filière reste encore sous-exploitée.

Camphrier unique au monde. Force est également de reconnaître que près de 95% de la production d’huiles essentielles du pays sont destinés à l’exportation. Mais d’après les études menées par l’EDBM (Economic Development Board of Madagascar), une agence de promotion des investissements dans le pays, trois huiles essentielles à base de plantes de Madagascar sont très convoitées dans le monde. La première constitue l’huile essentielle de Ravintsara qui est qualifiée d’un camphrier unique au monde. Cette plante originaire d’Asie s’est adaptée au sol malgache et a acquis des propriétés uniques au monde. Pour un camphrier, il possède en effet plus de 50% de 1.8 cinéol, le principal principe actif contenu dans la plante et quasiment pas de camphre.  L’huile essentielle de Ravintsara s’extrait à partir de la collecte des feuilles de l’arbre. Les récoltes peuvent se faire toute l’année. Cette essence est très utilisée en homéopathie et en médecine traditionnelle. Grâce à ses propriétés antifongiques, antibactériennes et antivirales, elle est recherchée par des laboratoires pharmaceutiques internationaux. Elle est notamment exportée en Europe et aux Etats-Unis.

Une opportunité pour les investissements. Ensuite,  la deuxième huile essentielle est celle de Mandravasarotra ou Saro obtenue à partir de la distillation de ses feuilles. Endémique de Madagascar, l’arbuste tient son pouvoir curatif de la même molécule que celle présente dans le Ravintsara : le 1,8 cinéol. L’huile essentielle de Mandravasarotra lutte efficacement contre les infections virales, bactériennes et fongiques. De ce fait, elle est très prisée par des industries pharmaceutiques dans le monde et est très utilisée dans l’homéopathie. Des sociétés oeuvrant dans le domaine de la médecine traditionnelle et naturelle dans le pays en exploitent également. Tout comme le Ravintsara, les produits à base de Mandravasarotra envahissent actuellement le marché local. Cette plante médicinale pousse sur toute la côte Ouest de Madagascar. Et sur le marché international, un flacon de 10 ml de Mandravasarotra coûte entre 5,95 euros et 10,15 euros. Quant à la troisième huile essentielle très convoitée dans le monde, qu’est l’huile essentielle d’Ylang-ylang, c’est très utilisée dans la parfumerie, la cosmétologie et en homéopathie. Ses notes florales et jasminées attirent les plus grands noms de l’industrie de parfum tels que la maison Dior ou Chanel grâce à son légendaire Chanel n°5. Elle possède également des propriétés anti-inflammatoires,  une opportunité pour les investissements dans l’industrie pharmaceutique, a-t-on conclu.

Navalona R.

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