Nouvelles Aires Protégées : Opérationnalisation d’un fonds d’appui à leur renforcement

Les NAP peuvent bénéficier de ce fonds, suivant des critères d’éligibilité.

La Fondation pour les Aires Protégées et la Biodiversité de Madagascar a émis des critères pour pouvoir bénéficier de ce fonds.

La Fondation pour les Aires Protégées et la Biodiversité de Madagascar (FAPBM) a mis en place un fonds d’appui au renforcement des Nouvelles Aires Protégées (NAP). L’objectif vise à appuyer celles-ci à acquérir des connaissances supplémentaires sur la situation, les richesses et l’évolution ou le changement des contextes de gestion en vue de mieux orienter leurs stratégies d’intervention. Ce fonds d’appui au renforcement des NAP est désormais opérationnel, après approbation du conseil d’administration de la fondation, d’après les informations publiées par cette entité.

Viabilité d’une aire protégée. En revanche, pour pouvoir solliciter ce fonds, la FAPBM a émis des critères d’éligibilité sur les activités à entreprendre. On peut citer, entre autres, les recherches sur les espèces cibles de conservation qui nécessitent des investigations plus approfondies sur leur état, leur viabilité spécifique locale et leur répartition au sein de la nouvelle aire protégée. Les études de faisabilité d’autres activités, la mise à jour des données survenues après un changement de contexte inattendu et l’organisation des réunions pour assurer la gestion d’une crise non prévue, ne sont pas en reste. A part cela, des activités visant à acquérir de nouvelles connaissances ou de nouvelles technologies concernant la gestion de l’aire protégée, peuvent être également éligibles à ce fonds d’appui au renforcement des NAP. Ce qui permettra d’améliorer la viabilité d’une aire protégée, a-t-on indiqué.

Valeur ajoutée et retombées positives. Par ailleurs, d’autres critères ont été évoqués par la Fondation pour les Aires Protégées et la Biodiversité de Madagascar au niveau des NAP, pour pouvoir bénéficier de ce fonds. A titre d’illustration, il faut que l’Aire Protégée soit créée légalement, soit disposant d’un arrêté de protection, même temporaire. Elle doit avoir, de préférence à sa disposition, des outils de gestion comme le PAG ou le PGESS. La présentation d’un plan de travail annuel budgétisé, est également de mise. En outre, le demandeur de fonds doit pouvoir justifier la pertinence des activités nécessitant le financement de la Fondation. Il est en même temps appelé à démontrer la valeur ajoutée apportée par la mise en œuvre des activités demandées. La justification des retombées positives de la réalisation de ces activités sur la gestion de l’aire protégée, s’impose aussi.

Politique d’investissement. En revenant sur la FAPBM, une révision de sa politique d’investissement vient d’être adoptée par son conseil d’administration. Des aménagements ont été ainsi effectués afin de se conformer aux standards les plus élevés possibles en matière de gestion du portefeuille financier, a-t-on évoqué. Entre temps, la Fondation pourra se concentrer sur les rôles qui lui ont été assignés par ses fondateurs et ses donateurs. Il s’agit notamment du financement pérenne des aires protégées. Plus concrètement, la révision de sa politique d’investissement intègre divers points et changements. A titre d’illustrations, la détermination du taux de « spending rule » sera dorénavant portée à une moyenne de valeurs du portefeuille sur trois ans au lieu de cinq ans auparavant. En outre, le mode de gestion du portefeuille tient désormais compte de l’harmonisation avec la pratique de ses donateurs et de son rôle dans la protection de l’environnement, a-t-on conclu.

Recueillis par Navalona R.

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