Crise économique : Le secteur privé réclame une amnistie fiscale 2020

La situation actuelle est invivable pour les entreprises. Pour une possibilité de relance, il faut repartir sur de bonnes bases, selon les groupements d’opérateurs économiques, lors de leur rencontre avec l’Administration fiscale, hier.

Madagascar a déjà expérimenté l’amnistie fiscale en 2002, suite à une crise nationale. Aujourd’hui, c’est à une crise mondiale que les opérateurs économiques font face. « Ce qu’on a vu en 2002 était comme une toute petite crise, si on la compare à cette crise de 2020. Aujourd’hui, nous n’avons aucune visibilité pour les années à venir. Beaucoup d’entreprises ont déjà fermé leurs portes, mais ce n’est pas fini. Nous savons que les impacts économiques de la crise de 2009 se sont fait sentir durant au moins, 5 années. Beaucoup d’entreprises vont encore couler, si les dirigeants ne prennent pas des mesures exceptionnelles », a soutenu Harijaona Arija, administrateur auprès du groupement FIVMPAMA (Fivondronan’ny Mpandraharaha Malagasy). D’après ses explications, les entreprises sont aujourd’hui contraintes de prioriser les dépenses. Pour maintenir les emplois, de nombreux entrepreneurs choisissent de payer les salaires, en dépit des autres charges obligatoires. Les arriérés fiscaux s’accumulent, menaçant quotidiennement la survie des entreprises.

Requête commune. D’autres groupements étaient présents à la rencontre, si l’on ne cite que le GEM, le SIM, la CTM, etc. Chacun de ces groupements réclame des mesures exceptionnelles, pour cette situation exceptionnelle de 2020. Selon le porte-parole du FIVMPAMA, l’amnistie fiscale doit être appliquée à toutes les entreprises, sans exception. « Nous savons très bien que seulement moins de 10% des entreprises à Madagascar sont formelles, ce qui n’est pas juste. Si Madagascar veut atteindre l’émergence économique, il faut multiplier les entreprises formelles. Les dirigeants doivent appliquer un départ à zéro en 2021, pour que le secteur formel puisse se renouveler, mais également pour encourager les autres à formaliser leurs activités. Il faut un nouveau souffle, car les entreprises d’aujourd’hui sont obligées de s’endetter pour survivre. Ceux qui ne peuvent pas survivre doivent pouvoir sortir dignement du circuit, en réglant tous les salaires impayés, par exemple… », a expliqué Harijaona Arija du FIVMPAMA. Bref, cette revendication du secteur privé fera encore l’objet de longues négociations. D’autres rencontres entre les parties concernées sont déjà programmées pour les semaines à venir.

Antsa R.

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3 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. · Edit

    l’arrêt de toutes activités sur l’injonction d’imbéciles causera plus de décès que si la sagesse eût prévalu ….le pays souffrait déjà de difficultés récurrentes….. personne de répond à la question…quel est l’âge des morts victimes présumées du covid ??? Madagascar et moult pays ont choisi le suicide….comment ressusciter ?

  2. Avec quels moyens financiers ? Le second semestre sera pire que le premier. Les recettes fiscales 2021 seront maigres. Le secteur privé est moribond, toute la filière touristique agonise. Les contraintes sanitaires pèseront sur la reprise des transports. Quand elle aura lieu. L’Etat ne peut pas tout sauf à offrir rapidement les moyens de sauver ce qui peut l’être encore. Le risque zéro n’existe pas et comme dans bon nombres de pays la pandémie se poursuivra à bas bruit.

  3. Si l’état veut sauver les entreprises privees c’est de faire cette amnistie fiscale. Idm pour les lignes nationales et régionales au cas où il y aura reprise.

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