ES-DES : Des séances de réintégration des étudiants après confinement

« Il n’y aura pas d’année blanche », rassure Hanitriniaina Eléa Chilo, la directrice de l’ES-DES.

Comme le président de la République l’a bien annoncé, il n’y aura pas d’année blanche cette année pour les universités aussi bien publiques que privées.

Pour le cas de l’Ecole Supérieure de Développement Economique et Social (ES-DES), les cours n’ont pas été suspendus même s’il n’y a pas de présence physique en salle durant ces cinq mois de confinement suite à la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19. « Nous les avons envoyés régulièrement. Néanmoins, nous avons organisé depuis hier des séances de réintégration de nos étudiants, et ce, pendant au moins trois semaines. L’objectif consiste à les accompagner avant de procéder à la préparation des examens afin de clôturer le programme de formation pour le dernier semestre », a fait savoir Hanitriniaina Eléa Chilo, la directrice de cette école de développement lors d’une rencontre avec la presse.

Avantage comparatif. Rappelons que l’ES-DES se démarque des autres universités par ses formations plus pratiques orientées vers la création de projets de développement ou d’entreprise par chaque étudiant ayant réussi son parcours. Cette école supérieure de développement dispose de quatre mentions, à savoir, l’Économie, la Gestion, l’Agronomie et le Travail Social. Elle applique le système LMD. A titre d’illustration, il faudrait réaliser trois années d’études pour pouvoir décrocher le diplôme de licence dit L1. « Nous voulons entretemps rassurer les parents et les étudiants qu’il n’y aura pas d’année blanche. Et leurs investissements réalisés durant cette année universitaire ne seront pas jetés à l’eau. En outre, le stage offert par l’école constitue notre avantage comparatif, et ce, grâce au partenariat avec l’ONG ACDM (Actions Concrètes pour le Développement de Madagascar). Ils seront directement opérationnels une fois qu’ils se lancent sur le marché du travail. Dans la même foulée, nous les orientons davantage à créer leurs propres projets de développement, étant donné qu’ils ont tous les atouts nécessaires pour le faire », d’après toujours ses explications.

Autre particularité. Par ailleurs, cette école supérieure de développement économique et social prévoit de digitaliser ses formations à compter de la prochaine rentrée universitaire. En effet, « nous devons être en phase avec l’évolution technologique. D’autant plus que cela devient une tendance après cette crise sanitaire qui a beaucoup affecté le secteur de l’enseignement à Madagascar. Et une autre particularité de l’ES-DES, nous remettons directement les diplômes des étudiants et leurs équivalences à l’occasion de leurs sorties de promotion qui seront également prévues cette année », a conclu Hanitriniaina Eléa Chilo, la directrice et non moins le premier responsable de l’ONG ACDM.

Navalona R.

Suivez-nous aussi sur Facebook

Partager cette publication

Un Commentaire - Ecrire un commentaire

  1. Chers co-citoyens;

    Je me demande, pourquoi le foisonnement des sous-écoles/établissements à l’intérieur même de l’Université de Madagascar avec paiement de frais de scolarité ou écolage? est-ce vraiment conforme à la politique de l’enseignement public à Madagascar. Je les considères comme une concurrence déloyale vis-à-vis des écoles privées car ces dernières assurent à la fois le cursus, les enseignants et les coûts d’hébergement; et aussi vis-à-vis des étudiants qui n’ont pas les moyens de payer des écolages car ses sous-écoles/établissements jouissent des établissements publics et de la prestation des enseignants de l’université même.

    Matière à réflexion!!!!!

Poster un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.