Accès à l’eau potable : Plus de 50 grands projets menés par le MEAH dans tout Madagascar

« L’eau a une valeur économique mais bon nombre de gens n’en sont pas conscients », a évoqué la ministre de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène, Voahary Rakotovelomanantsoa.

Les grandes villes dans tout Madagascar n’auront plus de problème d’accès à l’eau potable. Tel est l’objectif fixé par le ministère de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène jusqu’en 2023.

Pour ce faire, « nous avons mené plus de 50 grands projets d’adduction d’eau potable qui sont en cours d’exécution dans les grandes villes et les chefs-lieux de districts éparpillés dans toute l’île, depuis cette année, et ce, en collaboration avec les différents partenaires techniques et financiers», a annoncé Voahary Rakotovelomanantsoa, la ministre de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène, lors de sa rencontre avec la presse hier à Ambohijatovo Ambony. Et elle de préciser que ce sont des projets initiés par le gouvernement malgache afin de répondre aux besoins en eau potable du pays.

Coopération internationale. « Les partenaires techniques et financiers ne font qu’apporter leur soutien pour Madagascar», a-t-elle avancé. En fait, « je connais bien les domaines de coopération internationale étant donné que j’ai déjà travaillé, entre autres, dans des organismes internationaux comme le projet USAID, le projet américain CRS et dans le cadre de la coopération japonaise », d’après ses explications. Parlant de ces 50 grands projets d’adduction d’eau potable qui sont en cours d’exécution, Antananarivo, Fianarantsoa, Taolagnaro et Mahajanga figurent parmi les grandes villes bénéficiaires. Au niveau des chefs-lieux de districts, on peut citer, entre autres, Mananjary, Mahabo, Marovoay, Vohémar, Ankazobe, Mandritsara, Miandrivazo, Kandreho et Soalala. « Ce dernier district n’est pas alimenté en eau potable depuis bien longtemps alors qu’il se situe tout près de la mer. Nous allons y réaliser des travaux de captage et de distribution d’eau sans oublier la mise en place d’un réservoir », a fait savoir la ministre de tutelle.

Points communs. Pour le cas de la grande ville d’Antananarivo, qui plus est la capitale de Madagascar, un projet de réhabilitation de toutes les infrastructures d’eau est mis en œuvre par le ministère de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène en partenariat avec l’Union européenne et la Banque Européenne d’Investissement. « Ce sont des infrastructures très vétustes qui ont été construites dans les années 50. Le projet comporte, entre autres, le remplacement des conduites d’eau et la réhabilitation des bassins de traitement d’eau. En revanche, les points communs de tous les projets qui sont en cours d’exécution sont, notamment, l’amélioration du captage d’eau, la réhabilitation ou la construction des bassins de traitement d’eau et des réservoirs ainsi que le renouvellement des conduites de distribution d’eau potable», a-t-elle évoqué.

Valeur économique. Par ailleurs, la ministre Voahary Rakotovelomanantsoa a soulevé que d’autres projets sont également menés en milieu rural. Et tout cela, afin de réaliser le Velirano No 2 « Energie et Eau pour tous » du président de la République Andry Rajoelina. Concernant le Grand Sud de Madagascar en particulier, 84 forages d’eau ont été réalisés principalement dans les districts d’Ambovombe, de Bekily, de Beloha et de Tsihombe. « Près de 14 750 habitants jouissent actuellement de l’eau potable. Des points d’eau à multi-usages y sont installés. En effet, l’eau a une valeur économique puisqu’elle permet, entre autres, de développer l’agriculture, de permettre à la population d’accéder à l’eau potable et d’alimenter les bétails dans la partie Sud de Madagascar. Pourtant, bon nombre de gens n’en sont pas conscients. En outre, d’autres grands projets seront menés sur le long terme afin de résoudre le problème d’accès à l’eau potable dans le Sud. Etant donné que je suis une native du Sud, tous ces projets me tiennent à cœur. Mon choix académique a été d’ailleurs basé sur l’eau. J’entends ainsi apporter ma contribution pour développer le secteur eau dans les régions du Sud. L’Etat a déjà une réelle volonté politique. Cela nécessite, entre-temps, de grands investissements », a confié la ministre de tutelle.

Navalona R.

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