Partenariats public-privé : Une promotion à grande échelle concoctée par la BAD

La BAD (Banque africaine de développement) pourrait renforcer son soutien aux partenariats public-privé (PPP) et canaliser des investissements plus importants vers les infrastructures économiques et sociales. C’est ce qui a émané de l’atelier qui s’est tenu le 8 septembre dernier, avec la participation des représentants de cette institution financière, des gouvernements, des institutions de financement du développement, du secteur privé et des associations professionnelles. Une fois de plus, il s’agit d’une rencontre de travail organisé en mode virtuel, intitulée « Conception du cadre des PPP de la Banque africaine de développement ».

Structures adéquates. D’après la BAD, les besoins de financement des infrastructures pourraient atteindre environ 170 milliards de dollars par an, d’ici à 2025, pour l’ensemble des pays d’Afrique. « Avant la pandémie de Covid-19, le secteur des infrastructures africaines avait déjà du mal à structurer des projets adaptés pour le secteur privé et capables de dégager un rapport qualité-prix adéquat pour le secteur public et, en même temps, un coût abordable pour les usagersIl est donc impératif que des solutions hybrides comme les PPP soient perçues et promues comme une manière de reconstruire en mieux, de manière plus durable et plus écologique, en ramenant des capitaux privés vers des infrastructures, tout en créant une marge budgétaire dont les gouvernements ont grandement besoin pour répondre à de multiples autres exigences, y compris la résilience des systèmes de santé », a déclaré Solomon Quaynor, vice-président de la Banque, en charge du Secteur privé, de l’infrastructure et de l’industrialisation.

Contribution. Les participants au webinaire ont exprimé le souhait que la Banque joue un plus grand rôle dans le soutien au développement des PPP en Afrique, en renforçant les cadres politique et réglementaire ainsi que les capacités des gouvernements, en structurant des projets et en apportant des services consultatifs, et en fournissant des instruments financiers tels que ceux offrant des moyens d’atténuer les risques, des garanties, des améliorations dans les conditions d’allocation de crédits et des financements en monnaie locale.

Recueillis par Antsa R.

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