WWF Madagascar : « Il faut mettre fin aux trafics de ressources naturelles »

Plus de 65 chefs d’Etats et de gouvernements du monde vont prendre des mesures décisives pour la nature dans le cadre de la Décennie d’action des Nations unies pour le développement durable.  A l’issue de cet engagement, ils formuleront ensemble des engagements pour inverser la perte de biodiversité d’ici 2030 pour le développement durable. D’ailleurs, la plupart des discours prononcés par les Chef d’Etats lors de cette session ont relevé l’importance de l’environnement pour le développement durable. Le Secrétaire Général des Nations Unies, Antonio Guterres a déclaré dans son allocution d’ouverture : « Pour être véritablement durable, le nouveau contrat social doit assurer la transition vers les énergies renouvelables et ainsi atteindre l’objectif de zéro émission nette d’ici à 2050. Je demande à tous les pays d’envisager d’inclure six mesures positives pour le climat dans les efforts qu’ils déploient pour sauver et reconstruire leurs économies … dont agir ensemble sans laisser personne de côté. Nous avons besoin d’un nouveau pacte mondial au niveau international ! ».

En première ligne. Pour le cas de Madagascar, « nous devrons investir dans la sécurisation et la pérennisation de nos aires protégées et faire du capital naturel la pierre angulaire du développement de Madagascar. En outre, Il faut mettre immédiatement fin aux trafics de ressources naturelles par l’application des lois, mettre en œuvre la stratégie d’approvisionnement en bois énergie et gérer durablement et équitablement les ressources côtières et marines de notre pays. Madagascar devait être en première ligne dans ce nouveau pacte ! », a affirmé Tiana Ramahaleo, du WWF Madagascar. En effet, d’aucuns reconnaissent la nécessité d’une action mondiale urgente pour faire face aux défis qui lient la biodiversité, le climat et la santé humaine. Depuis 2018, une série de rapports scientifiques ont attiré l’attention du monde entier sur la crise de la biodiversité et le déclin de la nature à l’échelle planétaire.  « La perte de nature et de biodiversité est si grave qu’elle pose de graves risques pour notre santé, notre économie et nos moyens de subsistance. Les pandémies, les incendies de forêt, le déclin de la faune et le changement climatique sont tous des symptômes de notre relation dangereusement déséquilibrée avec le monde naturel. Nous ne pouvons plus l’ignorer et nous devons agir de manière décisive » a conclu Marco Lambertini, directeur général du WWF.

Recueillis par Navalona R.

Suivez-nous aussi sur Facebook

Partager cette publication

Un Commentaire - Ecrire un commentaire

  1. les mêmes incantations …..je connais le pays depuis 20 ans et l’on entendait déjà ce verbiage pompeux….et dans vingt ans, vous entendrez encore les mêmes phrases… et pendant ce temps là, le pays dérive…

Poster un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.