Gestion des Risques et des Catastrophes : 16 250 volontaires mobilisés par le SAF/FJKM

Ces volontaires FJKM sont en pleine formation avant d’intervenir sur le terrain.

« Chercher l’avantage du plus grand nombre », selon le I Corinthe 10 : 33. Telle est la devise du SAF/FJKM, qui est le Département pour le Développement créé par l’Eglise de Jésus Christ à Madagascar.

La Gestion des Risques et des Catastrophes fait partie des cinq programmes thématiques interdépendants et complémentaires mis en œuvre par cette ONG à travers des projets de développement intégré, et ce, au niveau de ses 21 régions d’intervention. Pour ce faire, « nous mobilisons actuellement 16 250 volontaires FJKM afin de contribuer au développement local via l’appui des communautés notamment en période cyclonique », a déclaré Tse Rahajary, le directeur national du SAF/FJKM, à l’occasion de la célébration de la Journée internationale pour la réduction des risques de catastrophes hier.

1 198 777 sinistrés. Tous les acteurs oeuvrant dans ce domaine ont présenté leurs réalisations à travers une plateforme en ligne, dans le cadre de cet événement. Pour ce département en charge du développement au sein de l’église FJKM, 1.198.777 sinistrés ont bénéficié des projets d’urgence post-catastrophes depuis ses dix ans d’intervention. En outre, 3.524 tarpatentes ont été mises en place. Il faut savoir que les actions de ces volontaires FJKM sont orientées selon les quatre piliers liés à la préparation et à la gestion des risques face aux catastrophes notamment aux cyclones et à l’inondation. Il s’agit notamment du pilier protection, du pilier distribution, du pilier réhabilitation et du pilier collecte. En fait, « ils contribuent à la préparation des cyclones entre autres, tout en protégeant toutes les catégories de personnes vulnérables au sein des communautés. Ils apprennent à la population locale toutes les techniques nécessaires face aux catastrophes afin de limiter les dégâts aussi bien matériels qu’humains. Ces volontaires ont en même temps bénéficié de nombreuses formations pour ne citer que le secourisme au cas où il y aurait des personnes blessées. Et le plus important, c’est l’adduction d’eau potable qui est un élément vital mais facilement contaminée », d’après toujours les explications du directeur national du SAF/FJKM.

Renforcement des structures. Le SAF/FJKM est toujours un pionnier en matière de développement, depuis sa création, et ce, dans différents domaines d’activités. Les volontaires FJKM se mobilisent ainsi à assurer la relance des activités des communautés après les cyclones. La protection des animaux d’élevage ou des engins de pêche s’avère prioritaire. En outre, 76 897 ménages ont pu bénéficier de CTP (Cash Transfer Programing) depuis ses dix ans d’intervention. Il s’agit notamment de l’argent ou de vivre contre le travail communautaire visant à réhabiliter les infrastructures de base comme les pistes. Ce qui permettra aux communautés sinistrées de reprendre à la normale leur mode de vie. Force est de reconnaître que Madagascar est un des pays très vulnérables aux aléas climatiques. « Nous n’arrivons à faire face aux cyclones de catégories 3 ou 4. C’est pourquoi, nous réclamons le renforcement des structures existantes qui se chargent de la gestion des risques et des catastrophes dans le pays, tels que le CPGU qui assure la coordination des stratégies nationales et le BNGRC qui s’occupe de la gestion opérationnelle sur le terrain. Leurs moyens financiers doivent être ainsi inscrits dans le budget de l’Etat. Nous nous conformons aux stratégies nationales sur la gestion des risques et des catastrophes tout en travaillant en étroite collaboration avec ces structures existantes dans le cadre de notre mission», a-t-il soulevé.

Problèmes sociaux. Pour l’heure, le problème du Kere dans le Sud constitue une préoccupation majeure au niveau national, après la crise sanitaire liée à la Covid-19. « Mais il faut également tenir compte des problèmes sociaux et environnementaux engendrés par ce changement climatique. On peut citer, entre autres, le phénomène de migration de la population dans le Sud dans d’autres régions comme Morondava et Ankarafantsika », a évoqué le directeur national du SAF/FJKM. Il est à noter que cette ONG est membre d’Act Alliance regroupant plus de 200 églises dans le monde. C’est un réseau des églises qui vise le développement communautaire et de l’humanité. Rappelons que le SAF/FJKM est appelé à apporter le témoignage de l’Eglise FJKM dans le domaine du développement social et économique et à œuvrer par conséquent pour la promotion des Initiatives de développement de tout homme et de tout l’Homme.

Navalona R.

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