Fuite des cerveaux : La numérisation des services publics comme solution

La numérisation des services peut contribuer à améliorer les performances, la redevabilité et la transparence du secteur public, tout en réduisant les fuites grâce à l’automatisation 

Plusieurs opportunités de transformation numérique existent à Madagascar. C’est ce que constate, la Banque Mondiale qui souligne que « le pays dispose d’une forte réserve de talents en matière de développement de logiciels, avec environ 500 à 600 ingénieurs en logiciels qualifiés qui obtiennent leur diplôme chaque année ».

Grande pénurie

Une réserve qui n’est cependant pas entièrement au service du pays. La preuve, les acteurs du secteur des nouvelles technologies de l’information soutiennent, pour leur part qu’il y a actuellement à Madagascar « une grande pénurie d’ingénieurs dans le numérique ». Et ce, pour la bonne et simple raison que de nombreux experts malgaches préfèrent partir pour faire carrière à l’étranger où ils sont bien évidemment, largement mieux payés qu’à Madagascar. On retrouve plus particulièrement les ingénieurs informatiques malgaches dans certains pays jugés attrayants comme la France, l’île Maurice et le Canada. Une fuite des cerveaux qui n’est bien évidemment pas favorable à Madagascar qui n’est pourtant pas mal loti en matière technologique. Selon toujours la Banque Mondiale «la Grande île dispose d’un secteur privé dynamique dans le domaine des technologies de l’information et de la communication qui peut être mis à profit pour fournir des services numériques adaptés aux besoins de la population ». En somme, la numérisation des services publics devient actuellement une nécessité qui permettra, à la fois de motiver les ingénieurs malgaches à revenir au pays, et de rentabiliser davantage le secteur privé numérique.

Projet

L’initiation d’un projet de numérisation des états civils à Madagascar va justement dans ce sens. Financé par une subvention de 3 millions de dollars de la Banque Mondiale, ce projet est destiné à renforcer le système de gestion de l’identité du pays, rationaliser et numériser les services clés et améliorer la capacité du gouvernement à fournir des services dans certains secteurs, tels que la santé. Le projet se concentrera sur la création d’un système de gestion de l’identité efficace et sûr, notamment en modernisant le registre d’état civil interopérable et les bases de données nationales d’identité. Dans le cadre de cet effort, le projet mettra en place le centre national d’enregistrement et d’identification des faits d’état civil, des procédures simplifiées d’enregistrement et de gestion des identités, un numéro d’identification unique dès la naissance et une meilleure sécurité des données. Cela fournira l’infrastructure et les processus nécessaires pour authentifier les données dans l’ensemble des services gouvernementaux, permettant ainsi une utilisation plus facile et plus rapide des données pour la fourniture de services. Cela facilitera également le recensement régulier des faits d’état civil à des fins démographiques et statistiques et renforcera le rôle du secteur de la santé pour contribuer à l’enregistrement rapide des événements d’état civil.

R.Edmond.

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Un Commentaire - Ecrire un commentaire

  1. le développement qui repose sur les nouvelles technologies impose d’être auto-suffisant en énergie….or, l’électricité fournie est loin de répondre à cette évidence…cela s’appelle mettre la charrue avant les boeufs

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