Projet PAPRiz II : Plus de 115 000 paysans intéressés par la technique vulgarisée

Le projet PAPRiz (Projet d’Amélioration de la Productivité Rizicole et de Gestion de Bassins-versants et Périmètres Irrigués), dans sa phase II, touche actuellement à son terme.

Il s’agit notamment d’un projet de coopération technique entre le gouvernement Malgache et le gouvernement du Japon par l’intermédiaire de la JICA (Agence Japonaise de Coopération Internationale). Six nouvelles régions sont bénéficiaires des interventions de ce projet dans cette phase II, en plus des cinq régions qui ont été ciblées depuis son démarrage en 2009. A l’issue de la 5e réunion du comité conjoint de coordination du projet PAPRiz II, qui s’est tenue hier à l’hôtel Colbert, il a été évoqué que l’objectif a été atteint. Une production additionnelle de l’ordre de 550 000 tonnes par rapport à la production de 2015, est ainsi attendue.

Bénéfice net de 2,5 millions Ar/ha. Rappelons que ce projet a pour but d’améliorer la productivité rizicole des paysans dans ses onze régions d’intervention en développant des paquets techniques de la culture du riz irrigué. Cette technique leur permettra d’augmenter leur rendement de productivité à au moins 5 tonnes /ha tout en réalisant un bénéfice net moyen de 2,5 millions Ar/ha. En tout, plus de 57 000 paysans formateurs ont été formés. Et après vulgarisation de la technique, plus de 115 000 paysans ont été intéressés. Pour le cas de la région Boeny, qui fait partie des six nouvelles régions d’intervention du projet PAPRiz dans sa phase II, « nous avons pu former 77 paysans formateurs durant les deux dernières campagnes de production rizicole. Ce sont des paysans volontaires qui sont aptes à vulgariser à leurs pairs les techniques culturales qu’ils ont acquises dans le cadre de leur formation. Les récoltes, surtout pour cette campagne de grande saison, s’annoncent ainsi bonnes. En effet, ces 77 paysans formateurs ont atteint voire même dépassé le rendement de 5 tonnes/ha et plus de 2 000 paysans ont reçu leurs formations », a raconté Randriamanjato Tovo Niaina Faniry, Coordonnateur régional du projet PAPRiz II-Boeny.

Amélioration du niveau de vie. Et parlant du cas de la région Itasy qui a bénéficié des interventions du projet depuis la phase I, « une nette amélioration du niveau de vie des paysans ciblés, a été observée. Environ 20 000 paysans opérant dans 67 plaines ont adopté les techniques de PAPRiz. Nous leur avons appris à bien gérer les recettes issues de leurs récoltes afin qu’ils puissent réinvestir dans la préparation de la prochaine campagne culturale. Si le paysan cultive du riz sur un hectare, son coût de revient s’élève à environ 300 000 Ar. Et après calcul du rendement, son bénéfice se chiffre à peu près à 2 millions Ar. Certains paysans bénéficiaires ont pu constituer une épargne auprès des institutions de micro-finance, tandis que d’autres ont pu créer d’autres activités génératrices de revenu, dont le commerce. Il y en a également ceux qui ont pu construire une maison, ou acheter des zébus ou des charrettes ou des matériels et équipements agricoles. L’acquisition d’un véhicule de transport de marchandises n’est pas en reste. En revanche, les impacts du changement climatique et l’insécurité constituent un problème récurrent entravant le développement rural », a exprimé Razaiarimanga M. Vololomboahangy, coordinatrice régionale du projet PAPRiz –Itasy.

Navalona R.

Suivez-nous aussi sur Facebook

Partager cette publication

Poster un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.