Revue MCI : L’intégration des Karana au menu

Raphaël Jakoba dirige la Revue MCI (Raphaël)

Fidèle à sa mission de promotion du droit, la Revue MCI vient de publier un nouveau numéro, le n° 92, dans lequel figurent des articles traitant de thématiques d’une importance capitale pour la Grande Ile

Un thème sensible. Le numéro 92 de la Revue MCI (Madagascar Conseil International) intéresse probablement les juristes et les économistes, en particulier et le public en général. Parmi les thèmes traités dans ce numéro figure la question de l’intégration des Karana dans la société malagasy

Sensible

Un sujet quelque peu sensible où la Revue MCI cite notamment le groupe Bravo. « Alors qu’ils sont présents dans la Grande Ile depuis le XVIIème siècle, les Karana restent considérés comme des étrangers, en raison entre autres de leur communautarisme marqué. Compte tenu de cette réalité et eu égard, cependant, à leurs contributions à la société et à l’économie malagasy, se pose la question de savoir comment assurer une meilleure intégration des Karana dans la société malagasy. Le Groupe a d’ailleurs émis une proposition sur la tenue d’une grande conférence entre Malagasy et Karana pour débattre de cette intégration ».

Parmi les  articles  traités dans ce numéro figurent les synthèses respectives des mémoires des auditeurs de la Promotion du Centre d’Etudes Diplomatiques et Stratégiques (CEDS). Faut-il souligner que la publication des travaux du CEDS dans la Revue MCI est le fruit d’une collaboration entre les deux parties. D’ailleurs, la Revue MCI est dirigée par  Raphaël Jakoba, lui-même Directeur de Séminaire « Diplomatie et Droit International » au sein du CEDS. En guise d’introduction, la Revue traite dans la rubrique Bloc-notes, d’une question d’actualité : l’inexistence de plainte devant la chaîne spéciale de lutte contre le trafic de bois de rose, ainsi que les tentatives de limitation de la compétence juridictionnelle du Pôle Anti-Corruption, constituent selon la Revue des éléments de fragilisation de l’Etat de droit à Madagascar.

Criminalité maritime

Un autre article traité par le Groupe ALPHA attire l’attention sur les conséquences de la criminalité maritime dans l’Océan Indien sur le plan sécuritaire, diplomatique et économique. La réflexion du Groupe met en exergue la prise de conscience du phénomène par l’Etat malagasy qui dispose dorénavant d’un arsenal juridique et institutionnel en la matière, notamment le Centre Régional de Fusion d’Information Maritime (CRFIM). Faut-il souligner que ces travaux sur la lutte contre la criminalité maritime ont retenu toute l’attention du Ministère de la Défense Nationale.

La question de l’intégration dans la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (ZLECAF) a été au cœur des réflexions du Groupe CHARLY. Lancée officiellement en 2019, la ZLECAF s’est fixée comme objectif de créer un marché libéralisé pour les marchandises et les services. A l’heure où le bilan de la participation de Madagascar au COMESA et à la SADC s’avère mitigé, l’analyse du Groupe relève les enjeux et les opportunités de l’intégration de Madagascar à la ZLECAF.

Par ailleurs, de grands pontes du Droit ont contribué à la Revue MCI, en la personne de Honoré Rakotomanana, Ancien Président du Sénat, consacrant un article de grande facture sur le bilan du bicaméralisme à Madagascar depuis l’indépendance, tout en excipant un certain nombre d’argumentaires sur la nécessité et l’utilité de la Chambre Haute. De même,  Bakolalao Ramanadraibe aborde la problématique de la « fabrique » des lois à Madagascar et dénonce le dysfonctionnement à ce niveau qui est l’une des causes principales de la non-effectivité des lois, une des problématiques de l’Etat de droit.

Recueillis par R.Edmond

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3 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. S’ils ne sont pas encore intégrés depuis des années, il faut leur poser la question.
    Il y en a beaucoup de mpihavy ici, et ils se sont intégrés naturellement sans aucune procédure spéciale et ils se mélangent dans la vie quotidienne des malagasy. Intégrité et communautarisme ne vont jamais ensemble.
    Merci.

  2. J’appuie l’argument de Mateza.
    Déjà, Il faut poser la question aux Karana eux mêmes. Les Sino qui sont chez nous depuis longtemps, on n’a pas demandé leur avis pour s’intégrer dans notre société. Ils se sont intégrés et mélangés facilement dans la société malagasy. Intégrité et communautarisme ne vont jamais ensemble.

  3. C’est eux-même qui voulaient pas intégrer dans la société malgache, parait-il qu’il ont honte de fréquenter trop la population malgache, car elle est salle et porteuse de maladies .
    Pourquoi casser la tête à des gens comme ça ? Il y a beaucoup d’autres chats à fouetter non?

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