Magro Ankorondrano : Le groupe Tiko dénonce une violation de propriété par la CUA

L’enceinte de Magro Ankorondrano fait encore l’objet d’un litige entre le groupe Tiko et la CCIA

Le groupe Tiko crie à une violation d’une propriété scellée qui fait encore l’objet d’un litige. En effet, depuis la semaine dernière, des agents de la Commune Urbaine d’Atananarivo (CUA) ont escaladé le mur de Magro Ankorondrano, sans passer par le portail mis en place par le propriétaire pour sceller l’accès au site. Logiquement, la commune n’a pas le droit d’entrer dans cette propriété qui abrite encore d’ailleurs des équipements appartenant à Tiko. « Il s’agit donc purement et simplement d’une violation d’une propriété scellée », a-t-on révélé du côté du groupe Tiko.

Caduque. Il a été évoqué que cette équipe de la CUA a pénétré dans l’enceinte encore clôturée et scellée de la propriété en vue d’effectuer les préparatifs d’un événement baptisé « champ de foire ». Cependant, le statut de ce site est toujours au cœur d’un litige entre le groupe Tiko fondé par l’ancien président Marc Ravalomanana, qui plus est, propriétaire des magasins Magro et détenteur d’un contrat de bail de 40 ans, d’une part, et la Chambre de commerce et d’industrie d’Antananarivo (CCIA), propriétaire du terrain, de l’autre. Notons que le Magro Ankorondrano faisait partie des magasins vandalisés, pillés et incendiés en 2009. De ce fait, « le groupe Tiko était dans l’incapacité de s’acquitter des loyers à la CCIA, propriétaire du site. Mais la restitution des biens et la reprise de toutes les activités de l’ancien président fait partie des dispositifs prévus dans la feuille de route de sortie de crise signée par les quatre mouvances dont l’actuel chef de l’Etat Andry Rajoelina. Ce qui rendait caduque la décision de justice en date de 2011 qui ordonnait l’expulsion de Tiko », affirme-t-on du côté du groupe

Chèque retourné. Par ailleurs, « des travaux de réhabilitation des bâtiments incendiés du Magro Ankorondrano avaient débuté en 2016 mais la CCIA, sous la pression des autorités de l’époque, est revenue sur sa décision et avait ordonné manu militari l’arrêt des travaux et muré l’entrée en guise de scellée. Depuis, le dossier reste un litige non résolu, expliquant la levée de bouclier par Tiko suite à cette intrusion de l’équipe de la CUA sur le site. Les avocats du groupe Tiko avaient entamé des négociations sur l’occupation du terrain. Un chèque destiné à régler les arriérés de loyer aurait même été envoyé à la CCIA mais retourné par ce dernier », a-t-on conclu.

Recueillis par Navalona R.

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