MICA : Affichage des structures de prix du riz

: Les consommateurs achètent plutôt du riz en kapoaka et non plus en kilo à cause de l’effritement de leur pouvoir d’achat. (photo d’archives)

Le prix du riz, surtout de la variété locale, ne cesse de flamber depuis ces trois derniers mois de l’année dernière. Celui du riz importé varie également d’un marché à un autre.

Face à cette situation, le ministère en charge du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, (MICA), affiche au grand public les structures de prix de ce produit de première nécessité. Ainsi, parlant du riz importé à 25% de brisure, pour un sac de 50kg, le prix d’achat d’un sac auprès des importateurs au départ du port de Toamasina, s’élève entre 76 000 Ar et 78 000 Ar. A Toliara, le sac de 50 kg de riz importé s’acquiert à 84 000 Ar, compte tenu de l’éloignement de cette région. Au niveau des grossistes, il a été indiqué que le prix du riz import varie entre 85 000 Ar et 87 000 Ar le sac au niveau des grossistes à Antananarivo contre 92 000 Ar et 93 000 Ar le sac dans les grossistes à Toliara. Compte tenu de cette structure de prix, les détaillants devront ainsi vendre ce produit de première nécessité auprès des consommateurs entre 520 Ar et 550 Ar le kapoaka.

Pas très apprécié. « La disponibilité du riz local sur le marché s’avère encore difficile en ce moment si l’on considère la production enregistrée pour la campagne de 2020. D’autant plus que les pluies ont fait défaut dans la région Atsimo-Andrefana. En revanche, le riz importé abonde désormais le marché pour couvrir la demande des consommateurs locaux. Nous en vendons beaucoup », a témoigné une commerçante détaillante à Toliara. Il est à rappeler que 100 000 tonnes de riz ont été prévues importées vers la fin de l’année 2020 en vue de réguler le marché local. S’agissant du marché de la Capitale, le riz importé n’est pas très apprécié par les consommateurs dans la Capitale, d’après les explications des commerçants de Mahamasina et d’Ambondrona, entre autres. « Ces derniers préfèrent plutôt le riz de variété locale, comme le « zana-tany » ou le « makalioka » ou le « tsipala ». Cependant, leurs prix ne sont plus à la portée de toutes les bourses. Même pour le riz importé, les consommateurs achètent plutôt en kapoaka et non plus en kilo à cause de l’effritement de leur pouvoir d’achat », ont-ils enchaîné.

Du jamais-vu. Quant à la structure de prix du riz local, le ministère de tutelle a communiqué que le prix d’un sac de 50kg de riz auprès des paysans à Imerintsiatosika est de 100 000 Ar. C’est une des régions approvisionnant le marché de la Capitale. Et à Ambatondrazaka, qui est également un des greniers à riz de Madagascar, le prix du riz de variété locale, s’affiche actuellement à 2 400 Ar/kg, soit à 600 Ar le kapoaka. C’est du jamais vu dans les annales de l’histoire des Sihanaka, selon les paysans locaux. Cela est dû notamment à la baisse de la production suite au retard des pluies et à la faiblesse des précipitations, d’après toujours leurs dires. Arrivé au niveau des grossistes d’Anosibe, cette principale denrée alimentaire s’acquiert entre 105 000 Ar et 115 000 Ar le sac. Le prix du riz affiché par les commerçants détaillants dans la Capitale varie entre 650 Ar et 700 Ar le kapoaka.

Prix réel. En tenant compte de cette structure de prix du riz, le ministère de tutelle reconnaît ainsi que la flambée du prix du riz local, qui était aux environs de 2 000 Ar à 2 100 Ar le kilo, en octobre dernier, et atteignant actuellement jusqu’à 2 500 Ar le kilo, constitue un prix réel et non pas dû à toute forme de spéculation. Comme principale raison de cette hausse de prix de ce produit de première nécessité, un agriculteur dans la plaine d’Antananarivo, Solo Randriamiarisoa, a témoigné que la production rizicole a connu une baisse en raison de l’insuffisance de pluies. « Lors de la campagne de 2019, nous avons pu remplir deux charrettes en exploitant deux parcelles de terrain. Cette fois-ci, il fallait cultiver six parcelles pour pouvoir obtenir la même récolte », a-t-il évoqué.

Navalona R.

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