Réseau de la Jirama : Infrastructures très sensibles aux intempéries

Le mauvais temps cause des coupures d’électricité, selon Haja Raoeliarovony, directeur de l’Exploitation des Réseaux Interconnectés (DERI) de la Jirama.

Le mauvais temps qui touche le long réseau d’acheminement d’électricité favorise les coupures d’électricité, selon la Jirama. Les responsables auprès de la société ont avancé des solutions à long terme, en cours de mise en œuvre.

Des coupures de l’électricité de la Jirama ont encore été constatées sur le Réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA), le lundi 18 janvier dernier. C’était à cause des problèmes causés par le mauvais temps, selon Haja Raoeliarovony, directeur de l’Exploitation des Réseaux Interconnectés (DERI) au sein de la Jirama. D’après ses explications, les fortes pluies à l’est de la Capitale ont déclenché le système de sécurité contre les tonnerres, entre le long réseau depuis les centrales de Mandraka et Mantasoa, jusqu’à la ville d’Antananarivo. « C’est un réseau de 140Km. En cas de mauvais temps, il y a des risques qui se présentent, malgré les paratonnerres sur les infrastructures d’acheminement de l’électricité. Il y a un système de sécurité qui se déclenche en cas de besoin. Il faut noter que la centrale d’Andekaleka assure 40% de la production nécessaire pour alimenter le RIA, soit 90MW. Si jamais un transformateur de 32MW explose, il faut s’attendre à un gap de 32MW pendant plusieurs mois, car le remplacement des matériels de cette envergure prend du temps et coûte cher. Le système de sécurité qui se déclenche et qui a engendré les coupures de lundi dernier, vise à éviter une telle catastrophe », a soutenu le DERI de la Jirama.

Alternatives. Parmi les projets menés dans le cadre du redressement de la Jirama et de l’amélioration de la qualité de ses services figurent des solutions à long terme, permettant d’éviter ce genre de coupure, dans les années à venir. Selon la Jirama, les projets de centrales hydroélectriques de Sahofika au sud et Volobe à l’est de la Capitale représentent des alternatives, lorsque les centrales actuellement opérationnelles sont coupés du réseau interconnecté, à cause des intempéries. « Ces nouvelles centrales ont chacune de meilleures capacités, par rapport à celle d’Andekaleka. Une fois opérationnelles, ces nouvelles centrales permettront d’éviter le black-out », a indiqué le directeur Haja Raoeliarovony. D’après ses dires, ces projets sont déjà en cours, mais leur mise en œuvre est retardée par la crise de Covid-19. « Nous attendons impatiemment que la réalisation de ces projets ne soient plus ralentie par la crise sanitaire, durant cette année 2021 », a-t-il affirmé, en citant d’autres projets d’amélioration de la capacité de production de la Jirama et du renforcement de son réseau de distribution, qui nécessitent d’importants investissements.

Antsa R.

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Un Commentaire - Ecrire un commentaire

  1. L’électricité n’est pas stable certains réseau de majunga débité moins de 180 volts et causent beaucoup de dégâts… Et qui de plus enrichi la Jirama… Par une perte d’argent pour les clients de l’ordre de 20%
    La jirama trouve toute les astuces pour ne pas réparer ses lignes… Exigeant des certificats de résidence, CI… et cela n’aboutit jamais… En cas de panne de ligne on attend le dimanche et le personnel réclame 15000 ar par points de connections pour réparer un truc de 15 min et passé 2 h au bistrot avec les véhicules de service…. Et on veux que ça marche…

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