Programme Fihariana : Un financement de plus de 85 milliards Ar engagé

« Outre l’octroi de financement, nous avons effectué des engagements sociaux », a déclaré Valérie Zafindravaka, le Secrétaire exécutif du programme Fihariana.

Depuis le lancement du programme national de l’entrepreneuriat Fihariana jusqu’à maintenant, un montant de financement de plus de 85 milliards Ar a été engagé. 

« Le nombre de bénéficiaires, qui sont répartis dans les 22 régions de l’île, s’élève à 7 550 entrepreneurs qui oeuvrent dans différents secteurs d’activité dont l’agriculture avec un taux de 57,93%; l’élevage avec un taux de 24,79%; l’agro-alimentaire avec un taux de 4,23%. Ce qui a permis de créer en tout 78 578 emplois dont 7 065 emplois directs », a exposé Valérie Zafindravaka, le Secrétaire exécutif du programme Fihariana, lors d’une conférence de presse hier à l’hôtel Ibis à Ankorondrano.

Maintien de 13 000 emplois. Et lui d’ajouter que ce financement a été alloué pour mettre en œuvre divers sous-programmes. A titre d’illustration, le sous-programme « Miarina » vise à soutenir les entreprises formelles à faire face aux impacts de la crise sanitaire liée à la pandémie de covid-19. Ainsi, « Une enveloppe de plus de 45 milliards Ar a été débloquée au profit de 714 petites et moyennes entreprises formelles qui sont membres des groupements professionnels tels que le GEM et le SIM. Ces bénéficiaires sont implantés dans les 20 régions. Plus de 53% d’entre eux se concentrent dans la région Analamanga. Ce financement moyennant un taux d’intérêt de l’ordre de 8% proposé par les banques partenaires, a permis à ces entreprises bénéficiaires de maintenir plus de 13 000 emplois dans le cadre de cette crise sanitaire », a-t-elle enchaîné.

Engagements sociaux. Quant au sous-programme « Voka-bary » réalisé en partenariat avec le ministère en charge de l’Agriculture, plus de 3 200 exploitants rizicoles opérant dans six régions, ont pu contracter un prêt total de plus de 7,7 milliards Ar. Ce qui a permis de créer plus de 49 000 emplois et d’enregistrer une production additionnelle de plus de 15 000 tonnes via l’exploitation de plus de 6000 ha. « Ces entrepreneurs ne commencent à rembourser qu’après avoir vendu leurs récoltes, soit neuf mois après le déblocage du crédit », a précisé le Secrétaire exécutif du programme Fihariana. Outre l’appui à la filière apicole et aux coopératives via les sous-programmes respectifs « Soa Tantely » et « Zara Iombonana » ainsi que le projet « titre vert », Fihariana a également alloué des financements pour des engagements sociaux dans les régions de Melaky et d’Androy.

Plus de 240 millions Ar non recouvrés. Par ailleurs, Valérie Zafindravaka a soulevé que 2020 a été une année assez difficile pour l’entrepreneuriat. «  Nous avons eu un problème de recouvrement d’une valeur de plus de 240 millions Ar auprès de 80 bénéficiaires. Il y a eu des appuis individuels afin de trouver ensemble des solutions. Il reste plus que cinq bénéficiaires en procédure de remboursement. Quant aux dossiers des 19 000 soumissionnaires qui n’ont pas été retenus, une nouvelle cellule est mise en place pour réétudier leurs cas. Entre-temps, nous recevons toujours de nouvelles demandes de financement », a-t-elle conclu.

Navalona R.

Suivez-nous aussi sur Facebook

Partager cette publication

Un Commentaire - Ecrire un commentaire

  1. « Programme » Fihariana
    Ce programme Fihariana ne devra pas se contenter de longs listings d’octrois de financements, à la manière habituelle des différents programmes ministèriels…,
    mais plutôt, des Rapports Moraux et Financers périodiques détaillés comme en Entreprise, avec des Comptes de Résultats.
    Sur ces 85Milliards d’Ariary annoncés,
    1/ quelle est la part des octrois directs du Trésor public de l’État ?
    2/ quels sont les financements bancaires à taux réputé réduit -avec juste la garantie de l’État comme on l’avait dit-?
    Et par ailleurs, qu’est-ce que c’est
    ces problèmes de
    non-remboursements (!!!) ,
    et qui sont
    ces bénéficiaires non solvables: à préciser vis à vis de l’argent public de l’État d’une part , et du côté des banques « partenaires » d’autre part?
    C’est de la redevabilité à exiger, annoncée depuis le lancement remarqué au départ de ce programme.
    ( Un seul exemple à Majunga, un unique bénéficiaire de 160 Millions d’Ariary pour, disait-il devant le Président en personne, son projet de
    produire de l’énergie, électricité.etc.
    Où en est il maintenant, quels sont les résultats probants à montrer?
    -ne serait ce que pour servir d’exemple à des futurs demandeurs de financements et/ou éventuels bénéficiaires- ).

    L’ÉMERGENCE exige des pratiques d’une autre manière,
    pouvant attester d’ une TRANSPARENCE sans faille
    sans préférence, ni copinage,
    ni surtout pas les quotas régionaux du monde d’avant…

    C’est le seul moyen d’attirer des appuis des investisseurs locaux et surtout plus conséquents de l’extérieur.

Poster un commentaire