Hausse des prix du riz : « Il faut booster la production et non importer davantage », dixit Tovonanahary Rabetsitonta, le PDG du groupe STOI.

Le groupe STOI reconnaît l’importance du reboisement dans l’amélioration de la production rizicole.

Face à la hausse des prix du riz de variété locale sur le marché, Tovonanahary Rabetsitonta, le PDG du groupe STOI (Société Trading de l’Océan Indien), a livré son opinion, dans le cadre d’un reboisement effectué à Ambohitsoa, dans la commune rurale de Merimandroso, district d’Ambohidratrimo.

« Il faut booster la production rizicole. Importer davantage ne constitue pas une solution durable. Pour ce faire, le rôle de l’Etat est de créer un environnement favorable au développement du secteur privé opérant dans cette filière stratégique et non pas de distribuer des semences aux paysans », a-t-il évoqué. Et lui d’ajouter que la promotion de la culture de riz hybride contribue rapidement à l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire en riz, un objectif fixé par l’Etat. « En effet, avec cette variété de semences de riz, on peut enregistrer un rendement de productivité atteignant entre 7 et 12 tonnes/ha au lieu d’un rendement moyen de 2 tonnes/ha pour les semences traditionnelles. Cette innovation a été découverte en Chine et a permis à ce pays de satisfaire les besoins alimentaires de sa population comptant actuellement plus de 1,250 milliard d’habitants », a-t-il enchaîné.

Exploiter 1500 ha. Le groupe STOI prévoit ainsi de relancer la culture de riz hybride cette année, en se focalisant davantage sur la partie nord de Madagascar, entre autres, dans les régions Sava et Boeny. « Pour celle-ci, ce sera notre première implantation. Une vitrine de démonstration de la culture de riz hybride y sera bientôt mise en place. Notre objectif est de produire des semences de riz hybride à Boeny étant donné que les conditions climato-pédologiques y sont favorables. Il est à rappeler que les essais menés ces dernières années dans plusieurs régions ont déjà été concluants. Une vulgarisation à grande échelle de la culture de riz hybride s’impose actuellement. Nous envisageons ainsi d’exploiter 1 500 ha de terrain, pour ce faire, et ce, en collaboration avec des techniciens chinois. Nous travaillons en même temps en partenariat avec des organisations paysannes, dans le cadre d’une agriculture contractuelle, en leur fournissant des intrants comme les semences de riz hybride et l’engrais « Taroka » produit uniquement par le groupe STOI. Leur encadrement technique n’est pas en reste. Ensuite, nous nous engageons à acheter leurs récoltes. A ce moment-là, les paysans remboursent les prix d’achat de ces intrants », d’après toujours les explications de Rabetsitonta Tovonanahary.

Importance du reboisement. Cet opérateur réclame tout simplement le soutien de l’Etat en matière de sécurité et d’encadrement technique, entre autres. Pour en revenir au reboisement effectué samedi dernier par le groupe STOI à Ambohitsoa, 4 500 jeunes plants composés de jacaranda, de « Ravintsara », de « kininimpotsy », de « voandelaka » et d’acacia ont été mis en terre, grâce au partenariat avec le ministère en charge de l’Environnement. Le personnel du groupe ainsi que celui des ses filiales, dont entre autres, Havana Resort et l’Ecole Supérieure de Management (ESUM), y ont participé activement accompagnés de leurs familles respectives. Les étudiants de cette université digitale et leurs parents ont également pris part à ce reboisement. L’an dernier, 3 500 pieds de jeunes arbres ont été plantés, parmi lesquels, 2 000 jeunes plants ont poussé. « Il est important de faire un suivi et un entretien après chaque reboisement. Le groupe travaille en partenariat avec le fokontany d’Ambohitsoa pour ce faire. Nous avons déjà apporté des engrais « Taroka » pour assurer la croissance des plantes. Le reboisement contribue dans la lutte contre le changement climatique tout en assurant un développement durable. Par ailleurs, la préservation de l’environnement devient maintenant la plus grande préoccupation du monde entier. Les pays plus vulnérables comme le nôtre devront ainsi savoir négocier sur les compensations à payer par les pays développés à cause des impacts de leur industrialisation », a-t-il conclu.

Navalona R.

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Un Commentaire - Ecrire un commentaire

  1. Comment sortir du kere ? Comment nourrir 400.000 personnes de plus chaque année ? Comment nourrir les quelques 50 millions de Malgaches attendus pour 2040 ?
    Madagascar doit relever le double défi convergent de l’autosuffisance alimentaire et de la réhabilitation de son environnement . C’est un défi…magnifique !!!

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