USAID : Un guichet foncier pour sécuriser les terrains de 2 500 personnes

Le premier guichet foncier inauguré à Analanjirofo.

Un premier guichet foncier a été mis en place par le gouvernement américain dans la commune rurale de Voloina, dans l’Analanjirofo, à travers le projet Mikajy de l’USAID (Agence des États-Unis pour le Développement International). L’objectif consiste à sécuriser les terres d’au moins 2 500 personnes dans cette région. Ce qui les motivera à investir davantage dans leurs activités économiques, en exploitant leurs parcelles de terrain. Il faut savoir que les conflits fonciers constituent un problème récurrent à Madagascar. Rien que dans la région Analanjirofo, les 85% des affaires traitées au niveau des tribunaux sont liés aux litiges fonciers. Or, cela conduit à une insécurité économique et une exploitation illicite des forêts et, par la suite, la recrudescence des trafics d’espèces sauvages. Ce qui engendre une détérioration de la biodiversité dans les zones protégées.

Approche holistique. Le gouvernement américain a ainsi apporté son soutien à la sécurisation foncière à Madagascar afin d’éviter cette hémorragie de nos ressources naturelles. « À l’USAID, nous estimons que l’appui au développement durable nécessite une approche holistique », a expliqué le directeur général de cette agence, John Dunlop, lors de l’inauguration de ce guichet foncier. En outre, « on doit d’abord aider les communautés à renforcer leurs droits fonciers si l’on veut protéger la biodiversité. Notre objectif consiste à les aider dans leur cheminement vers l’autonomie en assurant la sécurité foncière et en dispensant une formation sur les techniques agricoles durables pour booster leur production », a-t-il poursuivi. Par ailleurs, l’application effective des législations foncières s’avère indispensable. Celles-ci définissent, entre autres, la manière dont le gouvernement et la population attribuent, transfèrent, utilisent et gèrent les droits de propriété sur les terres. Et lorsque les droits fonciers ne sont pas assurés, il en découle des conflits, une instabilité et l’exclusion des groupes vulnérables.

Navalona R.

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Un Commentaire - Ecrire un commentaire

  1. Voila une vraie action favorable aux petits paysans. Sans sécurité foncière le petit paysan n’a aucun intéret à améliorer sa terre (engrais, etc …). Dès qu’il aura fait une amélioration, le propriétaire s’empressera d’augmenter le fermage. Pire encore, un affairiste bien placé brandira un titre de propriété (faux bien sûr) à son nom.
    L’AFD (agence française de développement) aurait dû faire ça depuis longtemps.

    AH Ingénieur agronome autrefois amoureux de Madagascar dégouté aujourd’hui

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