Forêt de mangroves : 50 000 pièces de propagules et plantules plantées à Kimony

Journée de reboisement de mangroves, hier à Kimony, région Menabe.

La restauration et la conservation des écosystèmes côtiers et marins dégradés sont une grande nécessité, selon le projet SWIOFish2. Celui-ci œuvre pour le renforcement de la résilience des mangroves, habitats naturels clés pour de nombreuses espèces.

Des infrastructures vertes. C’est ainsi que la Direction Générale de la Pêche et de l’Aquaculture (DGPA), appuyé par le projet SWIOfish2 considèrent les forêts de mangroves. Pour renforcer ces « infrastructures », cette direction a organisé, hier, une campagne de reboisement à Kimony Morondava, dans la région de Menabe. 50 000 pièces de propagules et plantules ont été repiquées sur une surface totale de 5Ha de forêt de palétuviers. Selon les organisateurs, cette campagne entre dans le cadre de la réalisation du Velirano n°10 du président Andry Rajoelina et de la Politique Générale de l’Etat, dont la protection des habitats naturels côtiers et marins figure parmi les priorités. « Elle répond au défi de protection du paysage marin, du sol, également de reboisement et de la lutte contre la destruction de l’environnement », a indiqué Bemanaja Etienne, DG de la Pêche et de l’Aquaculture. A noter que le ministère de l’Environnement et du développement durable (MEDD) et le ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche (MAEP) travaillent de concert pour la gouvernance et la gestion durable de ces écosystèmes. Pour sa part, le MEDD s’engage à planter chaque année 5 000 Ha de mangroves, tandis que le MAEP, appuyé par le projet SWIOfish2 vise à restaurer 10 000 Ha d’écosystèmes marins d’ici 2023.

Pressions humaines. Les mangroves représentent un écosystème très riche et particulièrement sensible pour la faune et la flore qu’elles abritent, d’après les explications de RANDRIA Nirina Gervais, Coordinateur National Swiofish2. « Présentant un rôle essentiel, aussi bien physique qu’écologique, il est indispensable de protéger la biodiversité et les services écosystémiques rendus par ces habitats, naturels côtiers et marins. Malheureusement, la pression humaine a fortement accéléré la destruction des palétuviers dans les zones littorales de Madagascar », a-t-il noté. Parmi les actions dévastatrices les plus citées figurent, entre autres, la collecte de bois de chauffe, bois d’œuvre ou encore la pratique des techniques de pêches non durables. Pourtant cette régression alarmante de la couverture des forêts de mangrove affecte énormément la biodiversité et favorise l’érosion par la mer qui menace la ville depuis une cinquantaine d’années.

Durabilité. Les initiateurs de la journée de reboisement de mangroves ont mis en place une organisation permettant de suivre l’évolution des plantes mises en terre. Un système de protection et de conservation est créé et des zones de gestion durables des mangroves sont mises en place. Selon le DGPA, des campagnes de sensibilisation sont également menées au niveau des communautés villageoises environnantes, axées sur l’importance écologique et halieutique de la préservation de mangroves. Pour être protecteurs des forêts de mangroves, les communautés locales doivent s’investir pleinement dans la pérennisation des reboisements des mangroves.

Antsa R.

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