Union Européenne : De nombreux produits exportés par Madagascar refoulés

Une longue liste de molécules utilisées dans des pesticides, d’herbicides ou de fongicides, pour la protection des végétaux des organismes nuisibles et des maladies, n’est plus autorisée sur le marché de l’Union européenne.

En effet, « des études menées par les chercheurs ont montré qu’ils ont des effets néfastes sur la santé humaine comme la fertilité et le problème du système nerveux. De nouvelles réglementations régissant les conditions d’accès au marché en matière phytosanitaire et sanitaire ainsi que pour l’agriculture biologique, sont ainsi imposées à tous les pays partenaires dont Madagascar », a expliqué Olivier Machiels, Responsable de la Coopération au Développement, au sein de l’Union européenne, lors de l’atelier d’information des exportateurs et des producteurs des produits végétaux sur ces nouvelles réglementations organisé par le ministère en charge de l’Agriculture hier à l’hôtel Panorama, avec l’appui du programme RINDRA.

Taux de résidus acceptable. En raison de la non-conformité à ces nouvelles réglementations européennes, de nombreux produits agricoles exportés par Madagascar ont été refoulés. Il s’agit notamment de black eyes ou « lojy », de litchi contenant un excès de soufre et de vanille ayant un problème sanitaire microbiologique. A titre d’illustration, 162 tonnes de black eyes à destination du Portugal et de la Grèce ont été refoulées le 16 février 2021. En outre, 288 tonnes de ce même produit agricole qui ont été exportées en Italie et en Grèce, ont été également rejetées. Il en est de même pour les 24 tonnes de black eyes importées par un autre pays et qui ont été ensuite réexportées en Norvège. « Le taux de résidus de pesticides maximal acceptable au niveau de l’Union européenne et ceux détectés dans ces exportations refoulées, a une différence à quelques dixièmes voire centièmes près. D’autant plus, Madagascar n’utilise plus la plupart de nombreuses substances de pesticides inscrites dans cette liste rouge de l’Union européenne. Seuls les pesticides les plus employés par les producteurs sont au nombre d’une dizaine dont entre autres, le Clorpiriphos, le Fenitrothion et le Carbaryl pour la conservation des produits », a évoqué Lahatra Rabemiafara, le directeur de la Protection des Végétaux.

Nouveau laboratoire. Pour y remédier, le programme RINDRA facilitera la mise en œuvre des résolutions prises à l’issue de cet atelier d’information qui a vu la participation de nombreux opérateurs exportateurs, pour permettre à Madagascar, de mieux se conformer à ces nouvelles réglementations européennes. « Outre la vulgarisation des bonnes pratiques agricoles et de la gestion intégrée permettant de lutter contre les organismes nuisibles aux produits végétaux, un nouveau laboratoire d’analyse des produits agricoles à exporter sera bientôt opérationnel. L’enregistrement de tous les opérateurs exportant de produits agricoles, constitue une autre mesure prise pour assurer une meilleure traçabilité de nos exportations », a conclu Lahatra Rabemiafara.

 Navalona R.

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6 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. Par contre Monsanto et sa m…. pas de soucis phytosanitaires ,

  2. Labo de IPM encore et toujours. Un MICA et un MAEP qui n’ont pas la capacité de mettre en place une infrastructure sur les normes. Exportation de produits agricoles vraiment en danger.

  3. Que faire de ces produits retournés ?

  4. Heureusement que le CVO+++ est accepté en Europe et USA. L’exportation a augmenté de 753 % ?
    L’académie de médecine d’Oxford l’a rajouté dans la liste des molécules vitaux.
    Il faut continuer dans nos normes manarapenitra,

  5. Erratum : le covax # le coca

  6. …ou comment …imposer le coca ?!!!

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