PEM : Le secteur privé demande une concertation

La validation de ce Plan Emergence de Madagascar est prévue se tenir ce mois de juin.

Dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, tous les efforts ont été menés pour lutter contre la propagation de la pandémie liée à la Covid-19. « Il est indéniable que la protection sanitaire de la population malgache constitue une priorité des priorités pour l’État. Mais, n’est-il plus temps de discuter sur le côté économique afin de relancer tous les secteurs contribuant au développement de la nation ? ». Le Président du FIVMPAMA (Fivondronan’ny Mpandraharaha Malagasy), Andrianavalomanana Razafiarison, l’a évoqué à la presse en marge de la signature de la convention de partenariat entre ce groupement et l’établissement d’enseignement supérieur INSCAE. Le secteur privé demande ainsi la reprise des dialogues avec l’État en vue d’une concertation concernant surtout l’élaboration et la validation du PEM (Plan Emergence de Madagascar).

Expirée en juin. Rappelons que lors des dernières rencontres entre les groupements des opérateurs économiques privés et les ministères concernés, l’an dernier, ces premiers ont proposé un plan de mitigation face à la Covid-19. Mais cela a été rejeté par l’État. Un plan multisectoriel d’urgence a été ensuite validé et mis en œuvre à Madagascar. « C’est un document cadre référentiel économique permettant de faire fonctionner le pays, dans le cadre de l’application de l’état d’urgence. Mais sa validité a expiré ce mois de juin. Raison pour laquelle, nous insistons sur la reprise des dialogues visant à discuter et concerter sur les tenants et les aboutissants de ce Plan Emergence de Madagascar. Force est également de remarquer que le secteur privé a toujours été consulté dans l’élaboration de tous les documents cadres référentiels économiques dans le pays. On peut citer, entre autres, le document de stratégie de développement économique, le Madagascar Action Plan et le Plan National de Développement. Il en va dans cette logique pour le PEM. La consultation du secteur privé sur l’élaboration et la validation des documents cadres référentiels économiques est d’ailleurs une pratique courante dans tous les pays du monde », a fait savoir le président national du FIVMPAMA.

Les plus représentatifs. Il est à noter que ce Plan Emergence Madagascar  aurait dû être présenté aux bailleurs de fonds et à tous les partenaires techniques et financiers de la Grande Île au début de cette année. Sa validation est prévue se tenir ce mois de juin. Et le président de ce groupement tient à préciser que les groupements professionnels multisectoriels et multi-genre qui sont les plus représentatifs du secteur privé à Madagascar ne sont autres que le FIVMPAMA et le GEM (Groupement des Entreprises de Madagascar). Ce dernier inclut les autres groupements sectoriels comme le SIM (Syndicat des Industries de Madagascar) et le GEFP (Groupement des Entreprises Franches et Partenaires).

Diplomatie économique. En revenant sur les impacts économiques de la crise sanitaire liée à la Covid-19 qui a duré plus d’un an dans le pays, « environ 10 à 15% des 5.000 PME membres du FIVMPAMA, restent encore en cessation d’activité. Ils opèrent notamment dans les secteurs du tourisme, des mines et de la culture. Il faut ainsi mobiliser le ministère des Affaires Étrangères en renforçant notre diplomatie économique afin de tirer profit des résolutions émises le 18 mai dernier lors du Sommet sur les économies africaines à Paris. Il y a été évoqué que des financements seront alloués aux PME en vue de relancer les économies en Afrique. C’est valable puisque plus de 90% des acteurs économiques à Madagascar sont constitués de PME. À l’instar des autres pays africains, l’État devra ainsi présenter son projet dans les plus brefs délais pour pouvoir en bénéficier », a conclu Andrianavalomanana Razafiarison.

Navalona R.

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