Droits de Tirage Spéciaux : Les 332 millions de dollars du FMI, un financement historique pour le développement

La délégation malgache composée, entre autres, du président Andry Rajoelina et de la ministre de l’Economie et des Finances Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, a mené une négociation capitale avec le FMI dirigé par sa Directrice générale Kristalina Georgieva.

Historique. L’accord de don non remboursable entre le FMI et Madagascar signé  à Washington le 23 septembre dernier est une grande première. Elle marque non seulement la confiance intacte des bailleurs de fonds vis-à-vis de Madagascar mais aussi l’amorce de la relance économique post-Covid avec le soutien des bailleurs de fonds qui vont soutenir des projets de développement.

L’équipe de la ministre de l’Economie et des Finances Rabarinirinarison n’a pas chômé lors de sa mission au siège du Fonds Monétaire International à Washington. Les rencontres   techniques qu’elle a eues avec les techniciens du FMI, dirigées par sa directrice générale  Kristalina Georgieva et en présence du président de la République Andry Rajoelina, ont débouché sur ce financement historique d’un montant de 332 millions de dollars au titre des Droits de Tirage Spéciaux.

Immédiatement disponibles. Une  bouffée d’oxygène, en  somme pour l’économie malgache qui comme les autres pays du monde a beaucoup souffert des conséquences néfastes de la pandémie de Covid-19. Immédiatement disponibles, ces fonds issus du DTS sont destinés  à accroître la résilience du pays et à la reprise économique. En effet, une allocation de DTS est un moyen de compléter les réserves de change des pays membres du FMI et leur permet de réduire leur dépendance à l’égard d’une dette intérieure ou extérieure plus coûteuse pour constituer des réserves. Une allocation de DTS peut également contribuer à atténuer les risques de fragilité économique et sociale. Un financement destiné à appuyer la reprise économique, en somme, et que les pays bénéficiaires peuvent utiliser de différentes manières. Ils peuvent par exemple conserver leurs DTS dans le cadre de leurs réserves de change où les utiliser pour d’autres opérations autorisées. En ce qui concerne Madagascar, les négociations entre le Fonds et la partie dirigée par le président Andry Rajoelina ont débouché sur un accord de principe sur l’utilisation des DTS dans des projets de développement dans différents secteurs. Notamment des projets d’infrastructures, d’énergie renouvelable, de protection sociale, d’adduction d’eau dans le Sud et de lutte contre la malnutrition.

Confiance. Cette allocation est le deuxième financement octroyé par le FMI depuis le début de l’année. On rappelle, en effet, qu’en mars 2021 le conseil d’administration du FMI a approuvé un accord au titre de la Facilité Elargie de Crédit (FEC) d’un montant de 312,4 millions de dollars en faveur de Madagascar. Ce paquet d’aide financière sur 40 mois soutiendra la mise en œuvre de l’ambitieux programme de réforme économique des autorités malgaches visant à favoriser une croissance durable et inclusive et à réduire la pauvreté. En tout cas, ces financements témoignent de la confiance de cette institution considérée comme le patron des bailleurs. Le principe a toujours été qu’un programme avec le FMI ouvre le robinet des autres bailleurs bilatéraux et multilatéraux. En somme, Madagascar aura encore la possibilité de décrocher d’autres financements pour son développement. Sur ce point d’ailleurs, le FMI considère  que « le risque de surendettement de Madagascar reste à un niveau modéré ». Le pays peut ainsi se permettre de suivre une stratégie de gestion de la dette prudente s’appuyant sur des financements concessionnels pour accroître les investissements et sur l’amélioration de la gestion des investissements.

R.Edmond

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3 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. Confiance intacte dites vous ??
    Prêt non remboursable ??
    Développement ??
    Cadeau qui doit servir pour lutter vraiment contre la pauvreté et non à gaspiller en financement à l’Air Mad ou à la Jirama parce que là seront perdus !!

  2. La dette de Madagascar n’a pas encore atteint 60% du PIB. On peut encore s’endetter. 332 M$ n’est rien par rapport à la recession de 5,7% de 2020. Ce n’est pas cet accord qui est historique, c’est Covid19. Certains pays ont reçu beaucoup plus que celà !

  3. Eh oui on se souvient bien de ses joutes verbales contre les financements extérieurs durant les campagnes électorales . Des projets de développement peut être mais surtout  » charité bien ordonnée comme par soi-même  » et que le fonds souverain aura sa part belle certainement . Rien pour la relance du tourisme et le redressement financier d’Air MAD. Bravo la bonne gouvernance sous la houlette d’une ministre des finances une progéniture de la filouterie Ravalomanana !

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