Forum pour la résilience : Focus sur le triple défi de la Covid-19, des conflits et du changement climatique

La pandémie de Covid-19, les conflits et le changement climatique sont les principaux défis à relever pour améliorer la résilience, selon la BAD.

Les communautés les plus vulnérables sont aujourd’hui confrontées à un triple défi pour leur résilience. En outre, les investissements pour la réalisation des Objectifs de développement durable sont pénalisés par les coûts fiscaux plus élevés, selon la BAD.

La paupérisation pourrait s’aggraver, face aux risques qui menacent les communautés vulnérables. C’est ce qu’ont indiqué les participants à la 4e édition du Forum pour la résilience en Afrique, un événement organisé par la BAD (Banque Africaine de Développement), la semaine dernière sous le thème « Affronter les défis multiformes de la Covid-19, des conflits et du changement climatique ». Outre les représentants de cette institution financière, des parties prenantes clés, issues des gouvernements, de la société civile, du secteur privé et des partenaires internationaux ont participé à l’événement. « Quelque 39 millions d’Africains pourraient basculer dans l’extrême pauvreté en 2021, en raison de la crise sanitaire. Parallèlement, les pays du continent doivent faire face à des coûts fiscaux plus élevés, ce qui réduirait les capacités pour les investissements cruciaux nécessaires à la réalisation d’ambitions telles que les Objectifs de développement durable des Nations Unies. Durant le Forum pour la résilience en Afrique, les participants réfléchissent aux initiatives afférentes à la prévention des conflits, la paix et le renforcement des États », a communiqué la BAD, lors du Forum.

Grands investissements. Lors de son intervention, le président du Groupe de la BAD, Akinwumi Adesina, a mis en évidence les travaux entrepris par cette institution en faveur des financements climatiques et des projets verts majeurs, dont le programme d’énergie solaire « Desert to Power », doté de 20 milliards de dollars, qui fournira de l’énergie propre à 250 millions de personnes dans onze pays du Sahel. « Dans toute l’Afrique, les dépenses croissantes en matière de défense et de sécurité prennent de plus en plus la place du financement du développement des services essentiels, tels que l’éducation, la santé, l’eau, l’assainissement et les logements abordables (…). Cela compromet la résilience nécessaire dans le long terme qui permet de mieux rebondir. Les défis multiformes de cette pandémie, l’insécurité et le changement climatique continuent d’avoir un impact particulièrement fort sur les jeunes hommes, les femmes et les enfants. La BAD travaillera, à l’avenir, en étroite collaboration avec ses pays membres régionaux sur le dossier des obligations indexées sur la sécurité, dans le but de traiter les causes profondes de l’insécurité et de protéger les investissements et les moyens de subsistance », a déclaré le président de la BAD Akinwumi Adesina. À noter que le Forum a duré trois jours. Outre la session sur les besoins de fonds pour soutenir la résilience, d’autres sessions sur les besoins concurrents du développement et de la sécurité étaient au programme de la première journée. Les participants ont évoqué la situation actuelle de contraintes fiscales accrues. L’adaptation au changement climatique, un antidote émergent à l’impact destructif des conditions météorologiques extrêmes, a également fait l’objet d’une autre session. Durant les deux journées suivantes, les discussions se sont centrées sur les actions relatives aux investissements dans les domaines impliquant les femmes, l’emploi des jeunes, la réduction de la fracture numérique et la stimulation des activités manufacturières dans les pays en transition. Pour cette année, le Forum sert également de plateforme pour la familiarisation avec la nouvelle stratégie de la BAD en matière de lutte contre la fragilité et de renforcement de la résilience pour la période 2022-2026.

Antsa R.

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2 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. Il est impératif de conduire l’eau douce issue de la fonte des calottes glacières vers les pays chauds et secs .c’est le seul moyen de luter contre le réchauffement climatique et ainsi permettre aux populations des pays chauds de vivre sur leurs sols .
    Les riches ont l’arrogance de vouloir aller sur la planète mars alors que la terre est en perdition et que les pauvres agonisent .
    La bonté de Dieux c’est : pauvres soumettez vous et mourez .

  2. commencer à LUTTER CONTRE LES FEUX DE BROUSSE ….
    …………….SANS COMPLAISANCE A L’EGARD DES COLLEURS D’AFFICHES ELECTORALES

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