Gouvernance forestière : Le capital forestier doit être valorisé



Jacaranda

Il ne faut plus se contenter à la conservation de nos ressources forestières. Le capital forestier doit être valorisé afin de créer des richesses, et ce, d’une manière durable. En outre, la forêt ne devrait plus être considérée comme une stricte propriété privée de l’Etat ou l’apanage privilégié de la communauté internationale mais un vrai patrimoine national. Telle est la vision partagée par l’organisation de la société civile, le secteur privé, l’administration et les communautés de base à l’issue de l’assise nationale de la gouvernance forestière organisée par l’Alliance Voahary Gasy, deux jours durant, à La Résidence d’Ankerana.

3 millions d’hectares. « Ce capital forestier ne doit pas être utilisé afin de préserver les services écologiques. Par contre, sa valorisation permet de générer des revenus utilisables à des fins économiques », a expliqué Andry Andriamanga, le coordonnateur national de l’AVG. Dans le cadre de cette vision partagée, la réforme de l’administration et des lois régissant le secteur s’impose en plus de l’organisation des dialogues sectoriels à chaque prise de décision. Et en revenant sur la valorisation du capital forestier, l’exploitation forestière doit être effectuée  d’une manière rationnelle puisque le pays dispose encore de 3 millions d’ha exploitables. Par contre, le reboisement doit être redynamisé afin de maintenir l’équilibre entre la production et le besoin en produits forestiers du pays.

Message. Quant à la restauration de la gouvernance forestière, le PCA de l’AVG a lancé un message aux prétendants  à la magistrature suprême que le Président élu doit faire montre de courage politique en luttant contre la corruption surtout au niveau de la Justice et de la Gendarmerie qui sont les plus corrompus selon le BIANCO. « Il faut imposer la bonne gouvernance, quitte à engager temporairement des régimes particuliers au niveau des secteurs forêts, mines et ressources halieutiques. En outre, des collaborations ou des programmes pour le développement du reboisement et de l’énergie alternative, en particulier, l’hydroélectricité doivent être aussi engagés », a-t-il conclu.

Navalona R.

Share This Post