Trafic d’armes : La police traque le cerveau de l’affaire

Jacaranda

BASYLe tribunal a donné une délégation judiciaire à la police pour pouvoir continuer l’enquête, et mettre la lumière sur le trafic d’armes dans la Grande Ile, afin de capturer le cerveau de cette bande de trafiquants. D’après nos informations, le numéro un de cette mafia est un grand opérateur économique karana, et il serait mêlé à d’autres affaires louches. La saisie de 107 fusils à Tuléar, trafic d’or, enlèvements et corruption entre autres. Objet de plusieurs enquêtes de police, il aurait été frappé d’interdiction de sortie à maintes reprises. Selon toujours une source proche du dossier, ce présumé commanditaire travaille avec plusieurs hommes de main, dont la plupart sont membres de sa famille, pour accomplir les missions, tant à Madagascar qu’à l’étranger. Après l’arrestation d’Aziz Célestin à Talatamaty, avec ses deux comparses, les enquêteurs sont sur une piste sérieuse, mais pour l’heure aucune interpellation n’a été effectuée.

Faut-il rappeler que lundi dernier la police a mis la main sur 99 fusils de chasse de marque Baïkal, et 93 250 cartouches au domicile de Santilal à Amborompotsy Talatamaty. Après leur passage devant le Parquet, Aziz et son chauffeur ont été placés en détention préventive à la maison centrale d’Antanimora. Le septuagénaire, également d’origine karana quant à lui, est encore alité, suite à une grave maladie. D’après Aziz, les armes ont été envoyées par bateau depuis la France par un certain Issoufaly. Mais il n’a jamais rencontré ce dernier, il l’appelle toujours avec un numéro masqué. Ce vaste coup de filet de la police, démontre une fois de plus que le trafic d’armes existe bel et bien à Madagascar, et serait à l’origine de l’insécurité et des actes de banditisme. Les limiers sont désormais à la traque du cerveau de ce trafic, mais quid des douaniers qui sont de mèches avec ces malfaiteurs ?

A.R.

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