Meurtre à Behoririka : Un tueur à gage dans le coup !

Entre la balle utilisée, la douille découverte sur place et l’arme abandonnée par le criminel, une diversion est bien réelle…

Une possible diversion pour fausser la piste ! L’arme retrouvée (abandonnée) sur place avec une cartouche vide n’était pas compatible avec le projectile identifié lors de l’autopsie et la douille sur le théâtre du crime. La situation sert un premier élément d’explication pour les enquêteurs : l’acte a été fait avec la plus grande vigilance, loin d’être l’œuvre d’un pyromane. « Le vol –  que ce soit de voiture ou de biens – comme mobile du crime a été écarté. Il n’y avait aucun objet ni une somme délestée par le criminel. Pour l’instant, nous sommes persuadés que ce dernier n’avait pour mission que de mettre une croix sur la vie de Yu Zhi When, 52 ans, propriétaire d’une boutique à Behoririka et d’une usine de fabrication de sandale, a-t-on appris de la police criminelle. » La balle a traversé quasiment sa tête en entrant par-dessous son oreille gauche, a révélé l’expertise. Depuis hier, un des employés du chinois a été auditionné à Anosy. La description faite par un témoin oculaire sur place a permis à la police scientifique et technique de dresser un portrait-robot de l’éventuel auteur de l’acte. Sous le choc, la femme de Yu Zhi When n’a pas encore été en mesure de dire quoi que ce soit sur l’affaire. Et on la comprend avec l’acte barbare dont elle venait d’assister en direct dimanche dernier, qui plus est, la victime n’a été que son mari. En présence d’un interprète, son témoignage n’a pas apporté beaucoup de choses pour l’instant. Une arme artisanale utilisée avec un projectile de 7.65 mm, il s’agit d’une diversion pour fausser la route des enquêteurs, selon une source policière. La présence d’un tueur à gage, un homme dont le portrait est déjà entre les mains de spécialistes criminels, serait la plus logique des hypothèses. S’agit-il d’un règlement de compte entre chinois ? Ou encore d’un crime dont le mobile est la jalousie liée à la concurrence ? On a entendu que les affaires de ce ressortissant chinois qui habite à Ivato marchent bien dans la capitale.

Didi R.

Suivez-nous aussi sur Facebook

Partager cette publication