Trafic d’or : Moustafa interpelle son ambassade



Jacaranda

Il a été emmené à Anosy devant le doyen des juges d’instruction pour une enquête au fond dans une affaire de trafic d’or dont son nom a été cité. Une mesure d’instruction que le concerné, Moustafa Ameralli Alibay Radjan, a contesté sans la présence d’un représentant de l’ambassade de France. Sa nationalité française permet de recourir à une assistance. Selon la défense, Moustafa devrait bénéficier d’une liberté provisoire suivant un ordre d’élargissement de la justice datant du 27 mai 2013. Une chose qui n’a jamais été faite lorsque le responsable de la maison de force où il croupit aurait reçu une instruction téléphonique opposant à cette mise en liberté. Sa mésaventure continue à Tsiafahy bien qu’il ait déjà expiré les huit mois, délai légal de mandat de dépôt. Ces derniers temps, des dossiers le concernant pleuvent en dehors de sa condamnation sur l’affaire « bombe artisanale » dont sa défense a fait opposition du fait d’un jugement par contumace. « Des gens profitent de la détention de Moustafa pour inventer d’autres dossiers afin qu’il croupisse le plus longtemps possible dans la prison. Nous savons ceux qui sont derrière ces agissements. Dans notre plainte datant du 11 mars 2013, nous avons cité nommément les Rossanaly Molou Navaz, Azad et Azle pour menace de mort avec intimidation, harcèlement, dénonciation abusive et tentative d’assassinat pendant l’incarcération à Tsiafahy de Moustafa. » a expliqué sa défense à la presse hier. Une plainte qui n’a donné aucune suite jusqu’à maintenant, se plaint l’avocat. Face à toutes ces situations, lui-même de qualifier une détention arbitraire contre Moustafa. Autant de motifs, selon lui, pour que Moustafa interpelle son ambassade. Dans cette saga judiciaire, un vice de procédure a été constaté, puisque ni la défense ni le concerné ou même ses proches n’ont été notifiés des autres affaires naissantes concernant Moustafa, avance la même source. Hier une rixe a été remarquée au tribunal d’Anosy entre ce dernier et les autres karàna qu’il accuse d’avoir glissé des peaux de banane sur sa route. L’enquête au fond sera reportée demain avec une probable assistance du représentant de l’ambassade française. A suivre.

D.R

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