La Réunion : Un an d’emprisonnement ferme pour un Malgache maltraitant son fils

Jacaranda

« Je l’ai frappé parce que j’étais énervé », regrette ce père à la barre du correctionnel de Saint-Denis

Un ressortissant malgache de 56 ans, R. A. écope d’une peine sévère de 18 mois d’emprisonnement dont 12 mois ferme pour avoir maltraité son fils encore en bas âge. Selon le JIR du 2 juillet dernier, cet homme ne sait pas élever son enfant, celui qu’il a à la Réunion, autrement qu’à coups de barre de musculation. C’est pour des violences sur mineur par ascendant avec arme et ayant provoqué une ITT de 7 jours qu’il comparaissait devant le tribunal correctionnel, selon toujours le journal. Et malgré ses explications, il a été condamné.

Les faits. Le mois de septembre 2013, la professeur des écoles d’une classe de l’école primaire Bouvet à Saint-Denis, s’inquiète de traces que porte l’un de ses jeunes élèves. Lorsqu’elle commence à interroger le petit garçon, celui-ci lui explique que son père l’a frappé avec flexible de musculation parce qu’il ne mangeait pas assez vite son petit-déjeuner. Immédiatement, l’enseignante signale la situation au parquet tandis que le petit garçon est examiné par un médecin. Le praticien va non seulement relever qu’il a une fracture à un doigt, mais qu’il porte aussi de nombreuses traces partout sur le corps. “Des traces provenant de coups anciens et assénées avec violence”, écrira-t-il dans son rapport. Un rapport qui relate le long calvaire de ce petit garçon.

Au tribunal. A la barre du tribunal correctionnel, R. A. va tenter de se défendre sans réellement convaincre. “Je l’ai frappé parce que j’étais énervé, mais je regrette”, admet-il avant de minimiser. “Mais ce n’est pas un enfant qui souffre. Il faut aussi que je m’occupe de sa mère qui est handicapée et sur un fauteuil roulant. Alors lorsqu’il ne m’écoute pas, je le corrige”, explique-t-il encore en incriminant ensuite sa belle-mère. Et durant l’audience, il va conserver la même ligne de défense. Il n’y est pour rien, c’est la faute de sa belle-mère, de sa femme et de son fils. Des explications qui inquiètent l’avocate du conseil général l’administrateur du petit garçon. La description des traces de coups décrite par le médecin est particulièrement parlante. Il n’y a aucune sécurité pour cet enfant dans sa famille. Lorsque les policiers viennent interroger la mère, ils constatent que l’appartement est un véritable foutoir. Mais lui, il ne veut pas d’aide, car il se comporte comme un véritable tyran, selon toujours le JIR. Pour cet enfant et « heureusement il existe encore des enseignants et des personnels de l’Éducation nationale qui sont vigilants et qui peuvent encore se rendre compte qu’il y a des enfants qui souffrent en silence”, entend-on au tribunal. Les violences habituelles existent.

Source JIR

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