Les « Karàna » en danger : Un autre kidnapping à Ambatobe !


Jacaranda

Zahid sortira-t-il vivant de l’affaire ? Une opération de la police a été lancée dans la nuit d’hier pour tenter de le sauver. (photo d’archives)
Zahid sortira-t-il vivant de l’affaire ? Une opération de la police a été lancée dans la nuit d’hier pour tenter de le sauver. (photo d’archives)

Zahid et son cousin allaient rentrer lorsqu’une berline leur a bloqué la route. A l’heure où nous étions sous-presse, la police avait identifié la cachette des bandits et une opération a été lancée…

Ils, Zahid et son cousin, venaient d’assister à une séance de prière qui se tenait régulièrement chaque vendredi soir. Samedi, vers une heure du matin, en cours de route pour rejoindre leur maison à Ambatobe, une berline de marque Golf leur a bloqué la route. Trois individus armés sont sortis et menacent avec des armes à feu les deux personnes à bord d’une camionnette de marque Willing. « Ils ont contraint l’un des deux individus à descendre de la voiture. Ils ont emmené par la suite Zahid » a-t-on appris de source policière. Cette opération semble être très bien organisée par ses auteurs. « Durant l’enlèvement, ils ont prononcé le nom de Zahid. Ce qui laisse penser qu’ils connaissent très bien leur cible, selon toujours notre source. » Hier, la police criminelle n’a pas encore reçu de plainte ni de rapport sur cette affaire. Une situation qui s’explique par la réticence des « Karàna » à aviser le cas échéant les forces de l’ordre de peur que les bandits n’exécutent la personne kidnappée. Et pourtant, ce manque de coopération ne fait que favoriser le kidnapping qui est devenu alors un coup facile mais qui rapporte gros. Il n’y a rien d’étonnant si ce genre de crime est en passe de devenir monnaie courante ces derniers temps. Dans la capitale comme à Tamatave, les deux villes où les kidnappings se tiennent fréquemment, les « Karàna » et les Chinois en souffrent. Hier, les bruits ont circulé que Zahid a été exécuté par ses détracteurs. L’information n’a pas été confirmée pour l’instant. A l’heure où nous étions sous presse, la police avait identifié la cachette des bandits et une opération a été lancée. Dans la capitale économique, un appel à solidarité circule sur les réseaux sociaux et invite les gens à contribuer et prier pour la libération du jeune ressortissant indopakistanais Owne Alek, enlevé le 24 juin dernier. Bien que sa famille ait déjà payé la rançon indiquée, Alek reste introuvable. Diabétique avec une nécessité d’insuline tous les jours, son sort est très incertain. A Tana, un autre mauricien a été relâché la semaine dernière après que ses proches ont réglé une rançon dont l’on ignore la somme. Bref, les kidnappings prennent le devant de la scène en termes d’insécurité.

Didi R.

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