Toamasina : Une construction sur l’espace vert et le parking de Valpinson

Jacaranda

Vendus à la mi-décembre de l’année dernière, l’espace vert et le parking sis dans le quartier de Valpinson, parcelle 11/61 du côté de la cité SEIMAD, sont désormais dénommés propriété Saraphine T.F N°18.135 – BA. Cet espace est situé au centre de la dite cité du projet sheilter 20.000 logements. L’acquéreur a entrepris depuis peu la clôture de l’espace et les fondations de la construction sont entamées. Les quinzaines d’occupant du lotissement Valpinson sont ainsi dans l’expectative. D’entrée, les acquéreurs des propriétés respectives sises au lotissement de Valpinson ont constaté que leur droit de péremption est piétiné. La société cédante n’a procédé à aucune consultation envers les riverains. Ces derniers de se demander même si une étude d’impact environnemental ne devrait être engagée avant tout engagement. L’occupation de l’espace vert a privé le public et les élèves d’une école privée au sein du lotissement du droit à un environnement sain. Ensuite, une bonne partie des servitudes de passage est incluse dans la délimitation de la propriété Saraphine. Les voitures de plaisir ont du mal à emprunter le trajet de 50 mètres. L’accès étroit restant a réduit l’usage normal des servitudes.  Le parking public est aussi englobé dans la nouvelle propriété. Les citadins de Valpinson n’ont plus d’endroits pour garer leur voiture dans un lieu sécurisé et à proximité de leur domicile. Pourtant, « les requérants profiteront des servitudes actuelles qui pourraient exister au profit de l’immeuble vendu » a stipulé un article des actes de ventes du lotissement dans la parcelle 11/61. Les servitudes destinées pour le passage, le parking et l’espace vert ont figuré sur le plan de lotissement au profit des lots vendus aux requérants. Par ailleurs, l’octroi de l’autorisation de construction à la suite du bornage du lieu a inquiété plus d’un. Le tout est ficelé en un temps record. Une inscription de faux pourrait planer dans les dossiers, ont soutenu les occupants du lieu. L’affaire est entre les mains du tribunal de première instance de Toamasina. Les requérants ont déposé une requête en annulation de la vente et une annulation voir même la destruction des travaux entrepris. Une affaire qui touche le tout tamatave sur les affaires de vente d’espace vert.

Jean – Claude STEVE

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