Fort-Dauphin : Un grave incendie devaste cinq maisons

Jacaranda

IncendieUne grande partie de la population était présente à Ampasikabo à Fort Dauphin pour voir les dégâts causés par un incendie vendredi dernier vers 20 heures. Des hommes, par deux, transportaient les bouteilles, de grosses bouteilles de gaz, sortant de la maison incendiée, dans tous les sens. Une femme, noyée dans une masse de personnes, tenant un enfant à la main pleurait : « notre maison brûlait. Nous ne savons pas quelle est la source du feu et on nous a recommandés de quitter les lieux car une bouteille de gaz risque d’exploser bientôt. Un autre homme, en état de colère, avait témoigné « que vu que l’électricité n’a pas été coupée, une fois que le feu a atteint les fils électriques, ma maison aussi a brûlé ». Finalement, le camion citerne de l’Adema était venu sur place pour maîtriser le feu.

Le fait relève d’un cas banal : un court-circuit dû à une prise multiple défaillante, un gardien peureux ne sachant plus que faire, ayant quitté la maison sans qu’il n’ait fait disjoncter le compteur de la Jirama. Une maison, qui notons-le, servant de dépôt de gaz car le propriétaire est gérant d’une station service. Ce dernier est quasiment absent. Et comme résultat, le feu s’est propagé sur 20 m environ ou plus dans un quartier où la majorité des maisons sont en bois et en ravinala. Et un vent, qui soufflait de partout. Et pour couronner le tout, le service des pompiers difficilement accessible.

Certainement, ce n’est ni le premier cas et encore moins le dernier cas d’incendie dans les régions. Toujours est-il dans une ville comme Fort Dauphin où l’on prône la sécurité suivant les normes internationales, plusieurs questions se posent car aucun service n’est disponible après 17 heures. C’est-à-dire après la fermeture des locaux administratifs. A ce moment, il n’est plus possible d’appeler la mairie mais heureusement, une personne était en contact avec un responsable de l’Adema raison pour laquelle le service sécurité anti-feu de cette société a pu être mobilisé le cas échéant l’incident aurait pu être pire.  A part cela, selon les personnes présentes sur place, avec les cas d’incendie rapportés par la radio nationale par semaine, une institution comme le BNGRC pourrait être la bienvenue.

Prisca R

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