Kidnapping: Un administrateur civil commanditaire



Jacaranda

La quatrième section de la brigade criminelle a pu mettre la main sur quelques-uns des ravisseurs. L’enquête avance, certes à petits pas, mais les résultats sont significatifs.

La brigade criminelle sous la houlette du Commissaire Jean de Mahata n’est pas allée par quatre chemins pour dénoncer le présumé commanditaire des actes d’enlèvements qui se sont produits ces derniers temps. En ce qui concerne le cas du « karàna », le patron du Conforama, le chef de la police d’indiquer l’implication d’un administrateur civil comme le présumé cerveau de son enlèvement. Hier, durant une conférence de presse, la police criminelle a dressé un état provisoire des résultats de ses enquêtes. « Trois individus sont actuellement entre nos mains. Le premier s’appelle Giovanni. Il est un multirécidiviste déjà fiché dans les bases de données de la police. Le renseignement judiciaire indiquait qu’il devait encore purgé sa peine à la prison de Tsiafahy. Mais la réalité est autre, il est libre et accomplissait un kidnapping » a rapporté le Commissaire Mahata. Une façon pour ce dernier d’expliquer que ces kidnappeurs font partie d’un réseau très huilé et probablement protégé. Rija et Julio s’ajoutent dans la liste des ravisseurs arrêtés par la police. « Le premier est un garagiste et le second jouait le rôle de taupe. Il se renseigne de tous les mouvements de la police. Il prend en filature les enquêteurs et informe ses coéquipiers » selon toujours la police. L’équipe de kidnappeurs louait une villa à Malaza Andoharanofotsy à environ 620 000 ariary par mois pour servir de quartier général. Ils y passent leurs séances de briefings et de débriefings et également, ils y cachent la personne enlevée. Pour le cas de l’affaire Conforama, le paiement de la rançon s’est fait en deux temps, le premier à Laniera et le second à Soavina-Atsimondrano. L’enquête ne va pas s’arrêter à ce stade, puisque les bandits ont encore avoué d’autres noms. Pour ses investigations, la brigade criminelle semble finalement convaincue que les enquêtes ne peuvent plus se passer de la technologie. Oui, la géolocalisation des appels téléphoniques ont beaucoup aidé pour l’identification et les arrestations des ravisseurs. A Anosy, une autre ambiance de méfiance règne entre les membres de la police criminelle, et ce, après un vol par effraction du bureau de la quatrième section de la brigade criminelle, celle qui est saisie de l’enquête des kidnappings. « Il n’y avait aucun dossier perdu. Cet acte en témoigne que les affaires de kidnappings sont de très haut niveau au point que les gens prennent le risque de casser le bureau de la police. Une enquête a été tout de suite ouverte et nous verrons la suite. Il n’y aura aucune compassion si jamais des éléments de la police y sont mouillés » a expliqué le chef de la brigade criminelle qui invite d’ailleurs la communauté « karàna » à coopérer avec la police.

D.R

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