Atrocités dans le SUD : L’opération suspendue par la gendarmerie



Jacaranda

La gendarmerie a dû ouvrir une enquête après la mort des deux habitants d’Ankililaoka, au début de cette semaine. Un fait qui a contraint l’opération « Fahalemana » d’être temporairement suspendue. « Une probable bavure a peut-être eu lieu et nos enquêteurs ont mené une investigation pour en déterminer les raisons. Les militaires sont, pour le moment, écartés de la zone d’opération», a expliqué le Commandement de la Gendarmerie (COMGN), le Général Rakoto François Rodin. Hier, le Chef de l’Etat Major Général de l’Armée (CEMGAM), le Général Beni Xavier a annoncé qu’il n’a pas encore reçu les rapports des éléments en opération dans le Sud. Il y a de là une différence entre le niveau d’information des deux responsables, à moins que l’un essaye de se sauver la face et l’autre pratique la rétention d’information. Le COMGN, lui, a profité de sa rencontre avec la presse pour annoncer que quelques uns des éléments de la gendarmerie, les auteurs de la brutalité contre le meneur de grève à Ankatso (Jean Pierre) sont maintenant enquêtés. « Nous prenons les mesures nécessaires et, le cas échéant, ils ne resteront pas impunis. Il faut rappeler par contre que ce ne sont pas tous les éléments sur place qui ont pratiqué cette violence » selon toujours ce haut responsable de la gendarmerie. A travers cette version plus réfléchie, il joue bien le rôle du « Raiamandreny » de ce corps de forces de l’ordre, contrairement au Général Florens qui a été critiqué sur tous les fronts après sa déclaration justifiant toujours la légalité des pratiques violentes à Ankatso…

D.R


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