Proxénétisme touchant des malgaches : Un hôtel fermé à l’île de La Réunion

Jacaranda

Le tribunal correctionnel de Saint-Denis a rendu hier son délibéré dans l’affaire de proxénétisme hôtelier visant les gérants et propriétaires de deux pensions dionysiennes, poursuivis pour avoir hébergé des prostituées entre 2005 et 2009. Les six prévenus, visés pour des faits de tenue ou financement d’un établissement de prostitution, blanchiment et recel ont été condamnés à des peines allant de 50 000 euros d’amende à un an de prison avec sursis. Auxquelles est venue s’ajouter la sanction complémentaire de confiscation du bien immobilier connu sous le nom de Tourist Hôtel, situé dans le secteur du bas de la rue Maréchal-Leclerc. Son désormais ex-propriétaire, déjà visé par une précédente enquête pour des faits similaires et relaxé en 2003, Raza Ali Asgaraly, écope en outre de six mois de prison avec sursis pour blanchiment. Le couple de gérants du Tourist Hôtel est également sanctionné : un an de prison avec sursis pour Parsoomramen Armoogum et 50 000 euros d’amende pour sa compagne. Quant à Philippe Jaminion, gérant de la Pension Anais, autre établissement du quartier visé par la procédure, il est condamné à un an de prison avec sursis.

Ainsi s’achève cette nouvelle étape de ce dossier au très long cours (les condamnés devraient faire appel pour la plupart), démarré en 2009 avec une enquête de la police aux frontières. Les policiers s’étonnaient alors des nombreux visas touristiques accordés à des jeunes femmes seules venant de Maurice ou Madagascar et indiquant résider à ces deux adresses. Et découvraient que ces dernières venaient s’adonner à la prostitution dans le chef-lieu. D’autres établissements du même type, toujours gérés par des hôteliers originaires de la communauté karana de Madagascar dans ces mêmes quartiers de Maréchal-Leclerc et du Butor, avaient déjà été démantelés au début des années 2000.

(source Clicanoo)

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