Ampandrianomby : Un militaire s’est tiré une balle dans la tête après avoir tué sa femme

Jacaranda

Un militaire et sa femme, propriétaires d’un épi-bar, bien connu des riverains du quartier d’Ampandrianomby, ont été retrouvés, gisant dans une mare de sang à leur domicile, le corps criblé de balles, hier. A la lumière des premiers éléments de l’enquête, il s’est avéré qu’il s’agissait d’un crime purement passionnel. L’homme, un militaire aurait tiré à bout portant sur sa femme, avec son arme de service. L’acte commis, il s’est ensuite suicidé en se logeant une balle dans la tête. D’ailleurs, l’arme du crime, encore fumante trouvée juste à côté de lui, a fait que les enquêteurs ont penché pour cette première hypothèse. Toutefois, une autre thèse n’est pas à écarter, selon les informations proches des limiers. Celle d’un crime camouflé.

Comme une traînée de poudre, la terrifiante nouvelle s’est répandue, hier dans la matinée, dans cette partie de la ville.

Les faits. Le drame a eu lieu vers une heure du matin, d’après un des témoins sur place. L’épi-bar tenu par ce couple était bondé en cette nuit fatidique. « Outre les clients habitués, d’autres personnes fêtant leur anniversaire ont été présentes » raconte-t-il. « Une fois, minuit passée, la fête a pris une autre tournure. On a entendu des bruits de voix. Il s’agissait d’une dispute du couple propriétaire du bar et les éclats de voix devenaient de plus en plus violents. Tout à coup, un coup de feu a été entendu, alertant les voisinages, suivi d’un autre, quelques secondes après. Les gens se sont précipités de toutes parts, pour voir ce qui s’était passé. Et là, ils ont découvert une scène terrifiante. Deux corps, ceux de Marius, le militaire et de sa femme Harisoa, gisaient dans une mare de sang » poursuit-il d’un ton horrifié.

Instable. Aux dires des riverains, l’homme en treillis est un individu particulièrement « instable ». « Il n’était pas rare de le voir armer son pistolet automatique dans toutes les circonstances et cela, même pour aller aux toilettes. D’ailleurs, il aimait s’exhiber avec son arme pour menacer ceux qui osaient se dresser devant lui » lance l’un des voisins. D’un autre côté, le couple semblait traverser une période difficile, toujours d’après leurs voisins. « Depuis un certain temps, on assistait à des scènes de ménage plus ou moins violentes, provoquées par la jalousie de Marius. Mais franchement, l’on ne s’attendait pas à cette issue fatale » avoue M. Vomba Robert, le propriétaire du bâtiment abritant l’épi-bar.

Enième fois. Cette tragédie d’Ampandrianomby rappelle celles d’Ambalavao et d’Ivato, qui se sont produites l’année dernière. C’est la énième fois qu’un homme en treillis commet l’irréparable en se donnant la mort avec sa propre arme, après avoir tué d’une balle, en plein cœur sa compagne. Evidemment, ces drames s’ajoutent aux nombreuses bavures commises par certains membres des Forces de l’Ordre dans toute l’Ile. Bon nombre d’observateurs s’interrogent sur la nécessité de réviser la loi autorisant le port d’armes pour ces hommes.

m.L

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  1. C’est préférable que c’était la sienne et non pas celle d’autrui

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