Kidnapping d’Arnaud et d’Anny : Pourparlers entre les parents et les ravisseurs

Trois jours après l’enlèvement des deux enfants d’un opérateur en bois de rose à Toamasina, Arnaud et Anny, on apprend, hier, que des pourparlers seraient en cours entre les parents des victimes et les ravisseurs. Selon les informations qui nous sont parvenues, 4 millions d’euros, une somme énorme, sont difficiles à trouver pour la famille. Outre cela, elle ne connaît même pas l’état de santé des enfants encore entre les mains des kidnappeurs.

Pour les forces de l’ordre, des réunions ont eu lieu au niveau de l’Organe Mixte de Conception (OMC) pour voir un peu plus clair sur cet enlèvement. Et suite à cette rencontre qui s’est tenue entre les responsables, donc à huis clos, des bribes d’informations ont quand même été entendues par des oreilles indiscrètes. Et des noms ont été cités incriminant des policiers et un magistrat. Et pas plus tard qu’hier, deux autres policiers ont été cités comme instigateurs de ce rapt.

Par ailleurs, on apprend que des éléments du CSIS sont dépêchés dans le grand Port depuis mardi. Ils sont venus pour prêter main forte à la gendarmerie de Toamasina qui a déjà entamé enquêtes et recherches sur cet acte de banditisme. A pied d’œuvre hier, ces militaires venus de la capitale ont déjà procédé à six interpellations suivies d’enquêtes dans le milieu de négoce en bois de rose. Les informations font état d’une fausse manœuvre. Le kidnapping des deux enfants n’aurait rien à voir à une quelconque vengeance entre ceux qui sont dans les affaires de ces bois précieux. Constat, c’est un enlèvement comme beaucoup d’autres qui ont secoué Toamasina cette année et les années précédentes. Acte de banditisme perpétré par un réseau jamais démantelé jusqu’à présent dans cette grande ville de l’est du pays.

Les observateurs suivent de très près cet événement malheureux d’autant plus que les forces de l’ordre, policiers et gendarmes, sont sur place pour avoir chacun de leur côté, des résultats.

Malala Didider/ r.s.

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