Kidnapping : Les ravisseurs pratiquent des transferts d’appel

La faiblesse des enquêtes judiciaires malgaches commence à se dessiner sur cette affaire de kidnapping d’Arnaud. Sa détention par ses ravisseurs frôle maintenant les cinquante jours sans que les limiers ne trouvent ni sa cachette ni l’identité de ses ravisseurs. De sources concordantes, les malfrats font des transferts d’appel à chaque fois qu’ils communiquent avec la famille de la victime. Une pratique qui rend difficile la localisation des endroits d’où proviennent les appels. On parle de la cité Val Pinson mais jusque-là, ce n’est qu’une supputation. La famille de la victime se plaint de cette lenteur technologique qui devient alors un véritable blocage quant à la résolution de l’affaire. De l’autre côté, seuls les opérateurs téléphoniques sont capables de faire un traçage des appels et le contraire sera une complicité de non-assistance de personne en danger. Oui, le jeune Arnaud court de jour comme de nuit le risque de perdre sa vie si les négociations restent au point mort. D’ailleurs, c’est toujours sur sa mère que pèse cette lourde responsabilité de mener un pourparler et d’essayer de trouver un terrain d’entente. A quand des négociateurs professionnels dans la résolution d’une prise d’otage et de kidnapping ? Voilà donc un déficit flagrant de l’enquête judiciaire à Madagascar où les crimes risquent d’être parfaits à tout moment.

D.R

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