Manjakaray : Une femme abattue par balle en plein coeur

Jacaranda

FD-(2)Un acte de banditisme a coûté la vie à une mère de famille. La victime est la gérante d’une épicerie située dans le quartier de Manjakaray II B. Vers deux heures et quart du matin, hier, trois hommes armés de pistolets ont fait irruption dans le lieu de vente qui sert par ailleurs de maison familiale. Ils ont agressé les occupantes du lieu avant d’ouvrir le feu sur la mère de famille. Un coup a été malheureusement fatal pour cette dernière. Le projectile a atteint son cœur et l’a conduite à la mort après une tentative de réanimation à l’hôpital Hjra. Toute cette atrocité s’est passée sous les yeux de sa fille. Les bandits ont emporté sa bague en or et une somme d’argent qui n’est pas encore déterminée pour l’instant. Ils ont pris par la suite la fuite et durant cette précipitation, l’arme du crime est tombée. Les forces de l’ordre ont déterminé durant le constat qu’il s’agit d’un pistolet de fabrication artisanale. La nouvelle a vite fait le tour du quartier hier. Le chef du quartier a tout de suite tiré la sonnette d’alarme en demandant à la police de sécuriser davantage Manjakaray. Sur place, nous avons appris que la victime est la mère de quatre enfants. La famille a une seconde maison à Anjanahary et ce soir-là, le père de famille a décidé d’assurer la garde. La prolifération des armes à feu dont les pistolets artisanaux, l’insuffisance des éléments pré-positionnés par quartier, la négligence de contrôle des armes, la priorisation des renseignements et le manque de moyens pour lancer des vraies enquêtes criminelles sont autant de facteurs qui favorisent les crimes de sang. La corruption auprès de certaines administrations enfonce encore plus le clou. Pour ne citer que ces criminels notoires qui arrivent toujours à sortir de la geôle sous le même refrain de main d’œuvre pénale (Mop). En d’autres termes, tout le système est à réviser si l’on veut vraiment lutter contre les actes criminels. La priorité serait de faire un effort pour se doter de matériels nécessaires enfin de créer une base de données servant de stockage pour les empreintes digitales et pourquoi pas plus tard pour les ADN. Il n’y a pas trop de miracle, mais c’est une question de choix et de priorisation. D’ailleurs, si l’on a décidé d’avancer avec les passeports biométriques puis électroniques, idem pour les permis de conduire, c’est que l’on est capable de suivre le rythme de l’évolution. Et pourquoi pas en  matière d’enquête criminelle ?

D.R

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