Dahalo : Betafo vit dans la terreur !

Jamais de mémoire les habitants de Betafo n’ont connu pareille mésaventure avec des dahalo qui sèment la terreur dans les environs immédiats de la ville.

Les dahalo dictent leur loi dans les environs immédiats de Betafo. Pas plus tard que mardi, un jeune habitant fut abattu en tentant de suivre leur trace. Le drame se déroulait près d’Amboatavo, un village situé à 3 km de la ville tout près d’Andranomafana où un jeune couple et ses deux enfants, la semaine dernière, ont subi la loi de ces hommes sans foi ni loi qui ont dévalisé la petite épicerie en emmenant tout, de la télé à la bicyclette en passant par la balance d’épicier ainsi qu’une somme de trois cent mille ariary sans oublier tous les produits se trouvant sur l’étalage et même le sac de riz. Un pillage en règle et au nez et à la barbe des habitants d’Andranomafana, le site thermal bien connu, tout simplement parce que les bandits avaient tiré à trois reprises sans doute pour faire encore plus peur à une population qui ne sait plus à quel saint se vouer. Résultat, ce jeune couple va tout laisser tomber et fermer la boutique car il n’y avait plus rien.

Coup de …fouet. Ces bandits, décidément à leur aise,  vont jusqu’à pousser le luxe de faire sortir les gens d’un village au sud d’Andranomafana pour les faire danser au son d’une radio à carte avec la chanson bien connue « Ataovy ny dihan’i Mija ». Comme le ridicule ne tue pas, on citera un autre exemple toujours dans un village près de Betafo où les dahalo ont divisé en deux la population. D’un côté les propriétaires des bovidés et de l’autre ceux qui n’en avaient pas. Ces derniers ont en droit à la séance de coup de fouet pour une faute qu’ils n’ont pas évidemment commise.

Pire, des bruits couraient qu’on avait arrêté un des pilleurs d’une épicerie à Ambalavato, à 2 km de Batafo,  mais il a fallu tout juste deux jours pour voir le jeune homme déambuler de nouveau dans les rues de cette ville qui vit désormais au rythme d’une peur bleue. Les habitants vont alors dans des familles d’accueil au centre de Betafo et ce dès 16h, laissant ainsi tous leurs biens aux mains de ces hommes qui pillent tout sur leur passage.

Effectif réduit. Ce qui rend les gens encore plus tristes c’est de voir l’immobilisme des autorités, policiers comme gendarmes. Pointés du doigt, les Gendarmes évoquent un effectif qui se compte sur les doigts d’une seule main  car la plupart de ses éléments sont envoyés dans des zones rouges ou supposées comme tel car à y voir de près, c’est toute la ville de Betafo qui l’est aujourd’hui.

La question est de savoir si cette situation est voulue car on ne comprend que cela puisse arriver à une ville qui détient le record au kilomètre carré de nombre de…Généraux. On citera les deux anciens patrons de la Gendarmerie, le Général Hans et le Général Augustin Randrianasolo. On mentionnera aussi au passage les deux Généraux de l’Armée, Tafara et Clément Ratsimbazafy, mais également le Contrôleur Général de la Police Makera. Une belle brochette de têtes étoilées. Difficile de croire qu’ils n’ont plus aucun sentiment pour cette ville qui les a vus grandir…

Clément RABARY

Suivez-nous aussi sur Facebook

Partager cette publication

2 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. atao iniona izany jeneraly kapoaka zany????

  2. Mbola francophonie aloha zao no mahamay fa zany affaire courante , rehefa mis fotoana ry zalahy be galona vao hieritreritra an’izany

Poster un commentaire