Meurtre d’une « Karana » : LP pour le mari


Bmoi

Jacaranda

Placé en détention préventive pour le meurtre de sa femme commis le 31 décembre 2016 à Antsohihy, un « Karana » se trouve actuellement libre après avoir bénéficié d’une liberté provisoire, le 19 mai. En effet, des parents de la victime crient au scandale en soupçonnant l’existence de vices de forme derrière cette libération. Les parents de la victime, ont porté plainte contre le mari après avoir entendu la déclaration verbale du médecin légiste qui a constaté le corps de la défunte indiquant qu’il s’agit d’une mort suspecte. Ainsi, le « Karana » a été arrêté le 03 janvier. Une contre-expertise ordonnée par le substitut du procureur du tribunal de première instance d’Antsohihy et effectuée  par un groupe des sept médecins le 05 janvier a confirmé l’existence de ce meurtre.

Ainsi le « Karana » a été placé sous mandat de dépôt à la prison d’Antsohihy. Le 14 février, il a demandé une liberté provisoire auprès du tribunal de première instance d’Antsohihy (TPI). Puisque sa requête a été rejetée par le TPI, il a saisi la Cour d’Appel de Mahajanga mais celle si a également refusé sa demande. N’ayant pas baissé les bras, le présumé est revenu à la charge pour réclamer de nouveau une liberté provisoire auprès du TPI d’Antsohihy et de la Cour d’Appel de Mahajanga. Cette fois-ci, les dossiers fournis pour soutenir sa demande sont : une lettre écrite par le père biologique de la victime datée le 08 mai 2017, l’acte de naissance de la victime et l’acte de mariage de la mère et du père biologique. Dans cette lettre l’auteur insinue que la victime pourrait être morte suite à un empoisonnement, mais non pas de coups volontaires. Ainsi, le « Karana » a obtenu une liberté provisoire le 19 mai.

Les plaignants dans cette affaire, à savoir la mère et le beau-père de la victime s’interrogent alors si cette lettre pourra constituer un fait nouveau pour justifier ce revirement de la Justice.

T.M.

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