Travail au Koweït : Deux jeunes femmes et deux passeurs arrêtés

Alors que l’Etat malgache a déjà interdit l’envoi de femmes pour travailler dans quelques pays où le respect des Droits de l’Homme est jugé incertain, des personnes prennent encore le risque d’enfreindre cette disposition. Samedi 27 janvier, quatre individus dont deux femmes ont été déférés au Parquet du Tribunal de Première instance d’Antananarivo pour complicité de tentative d’émigration illicite au Koweït. Selon les informations, le Service spécialisé des enquêtes spécialisées (SCES) de la Police nationale à Anosy les a appréhendés suite à une dénonciation faite par une personne de bonne volonté. Cette dernière l’a informé que la personne qui est mouillée dans cette affaire réside à Andohanimandroseza. Descendant sur place, les enquêteurs du SCES sont tombés sur la bonne porte. Ils ont pu surprendre le suspect ainsi que deux jeunes femmes. Depuis, la suspicion se confirme dans la mesure où l’enquête préliminaire a permis de savoir que ces femmes sont toutes venues de la régionSAVA. Après enquête de la police, le suspect a dénoncé une femme et un homme à Ambohitrimanjaka. La perquisition des lieux a permis de saisir 31 passeports, quelques certificats de moralité, des copies d’acte de naissance, des certificats médicaux et tant d’autres documents. Pourtant, ce sont tous des faux. Ainsi les deux complices ont été arrêtés. Mais l’enquête a révélé que la femme du suspect d’Ambohitrimanjaka est également impliquée dans l’affaire, voire le cerveau. C’est pourquoi la police s’attelle à sa traque. Toujours selon les informations, ces trafiquants d’êtres humains s’enrichissent dans cette affaire. Le suspect d’Andohanimandroseza a avoué qu’il touche 2.400.000 ariary pour l’expédition d’une femme. Il perçoit cette somme parce qu’il se charge du recrutement des candidates, de leur hébergement à Antananarivo, de la préparation des paperasses pour l’obtention des passeports et enfin de leur expédition comme une marchandise. Cette histoire corroborerait la décision prise par la Police nationale de mettre en place le Service de Justification des voyages au sein de la Direction de contrôle des frontières et des migrations.

T.M

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