Antananarivo : 207 incendies, 84 morts et 44 blessés en huit mois



Jacaranda

Pour la capitale, 2018 serait l’année le plus enflammée depuis ces dix dernières années. Les statistiques recueillies auprès de la caserne des sapeurs-pompiers de la commune urbaine d’Antananarivo (CUA) font état de 207 incendies recensés depuis  début  janvier jusqu’à ce jour. Les statistiques indiquent également que ce mois d’août était très critique durant lequel, les soldats du feu  sont intervenus dans 25 cas, soit d’une moyenne d’un incendie par jour. « Cette situation pourra s’aggraver dans les trois mois à venir où nous allons affronter la saison chaude », souligne l’adjudant Razafinirina, Chef du Bureau de Formation de la caserne de Tsaralàlana.

Parlant particulièrement de ce mois en cours, Adjudant Razafinirina explique que cette situation s’explique par  divers facteurs. Période de vacances, le nombre de la population dans certains ménages augmentent ou diminuent selon le cas. Ce changement pourrait provoquer une lassitude de la vigilance de chaque ménage en matière de sécurité. Cela peut se manifester dans l’utilisation de l’électricité suite au développement des nouvelles technologies à l’heure actuelle. Ce n’est pas étonnant si des incendies sont souvent causés par de court-circuit qui font suite à l’utilisation abusive de prises multiples par exemple. A cela s’ajoute l’imprudence et l’inconscience comme le stockage d’objets inflammables dans la maison. Tel était le cas d’un incendie qui s’est soldé par la mort des trois personnes à Anjanahary, il y a deux semaines. La saison chaude est la période de feux de brousses qui ne sont pas toujours volontaires. Des tessons de bouteilles jetés dans la nature peuvent se transformer en loupe source d’incendie.

33 blessés et 84 morts. Le Chef du Bureau de Formation à Tsaralalàna veut attirer l’attention de la population tananarivienne sur les dangers provoqués par le feu. Dans les 207 incendies déclarés depuis le début de l’année, les statistiques font état des 84 personnes décédées et 33 blessées. D’après lui, ces dégâts seraient énormes mais cela ne dépendraient des sapeurs-pompiers que beaucoup accusent d’être toujours en retard à chaque fois qu’il y a incendie. « Notre intervention dépend de la rapidité de l’arrivée de l’appel à la caserne », explique-t-il. Il affirme que jusqu’ici, la caserne de la CUA dispose suffisamment des matériels pour assumer ses missions. Mais le problème est selon lui, est la difficulté de la circulation due aux embouteillages incessants dans la capitale.

T.M.

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