Infanticide aux 67 ha : La meurtrière appréhendée par la police, hier

Après son passage à l’hôpital HJRA, une femme d’une trentaine d’années a été arrêtée par les éléments de la 5e section de la Brigade criminelle d’Anosy, pour le meurtre de ses deux filles.

Cette femme a séjourné dans un hôtel sis aux 67 ha depuis le 12 janvier dernier. D’après les renseignements, elle est séparée de son mari depuis près d’un an et demi, et ce dernier avait la garde de leurs deux filles de dix et sept ans.  L’après-midi du vendredi 17 janvier dernier, la femme était venue chez son ex-mari, qui habite à Anjanamasina, prendre ses enfants pour passer le week-end avec elle, et les a emmenés dans l’hôtel où elle a élu domicile. C’est dans la soirée de ce même jour qu’elle a fait ingurgiter un insecticide, Nuvan, à l’aînée. Elle a ensuite étranglé la cadette avec un tissu. Après l’horrible acte, elle a elle-même pris le même poison avec de l’alcool, dans le but de se suicider. Le lendemain matin, en retrouvant ses esprits et se sentant très faible au réveil, la femme a demandé de l’aide auprès des employés de l’hôtel, et leur a prié de l’emmener voir un médecin. Cependant, ces mêmes employés surpris en voyant les deux fillettes sans vie dans la chambre, ont tout de suite alerté les autorités concernées. Des policiers du Commissariat du 7e arrondissement de la Sécurité Publique des 67 ha, et de la 5e Section de la Brigade criminelle d’Anosy se sont rendus sur les lieux pour constater les faits. Pendant ce temps, la mère suicidaire a été évacuée à l’hôpital Joseph Ravoahangy-Andrianavalona (HJRA) Ampefiloha. Enquêtée par la police sur la raison de son acte inimaginable, cette mère de famille qui serait en pleine dépression, a déclaré qu’elle préférait voir ses enfants mourir que laisser ses filles avec son père. Elle voulait ensuite se suicider car elle ne pouvait pas non plus supporter l’idée de perdre ses enfants. Suite aux aveux de la meurtrière, les enquêteurs ont déféré la présumée hier même au parquet, qui l’a placée sous mandat de dépôt à la Maison Centrale d’Antanimora.

TM

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