67 ha : Tentative d’infanticide en public

Du jamais vu. Hier, une mère de famille a tenté de se débarrasser de son bébé en le jetant dans le canal Andriantany. En pleine heure de pointe, l’acte n’est évidemment pas passé inaperçu. Les piétons et les automobilistes pris dans les bouchons quotidiens ont été témoins de cette tentative d’infanticide. Une chance l’enfant ait pu éviter ce terrible destin. Les agents de police qui assuraient la circulation sont immédiatement venus à sa rescousse. Les personnes aux alentours se sont donné la main pour extirper l’enfant de l’eau polluée et nauséabonde d’Andriantany. Sans cette intervention, le sort de la victime aurait été fatal. Mais plus de peur que de mal, le bébé en est sorti indemne. Face à la flagrance de l’acte, la mère de famille a tout de suite été emmenée au Commissariat de police de la Cité des 67 ha. Comme la victime est mineure et qui plus est un bébé, l’enquête a été diligentée par la police des mœurs et de la protection des mineurs. L’audition a aussitôt commencé, hier même. Rien n’a filtré de l’enquête, secret d’instruction oblige. Les hypothèses ne manquent pas d’être avancées par le public. Les uns pensent à un éventuel trouble mental de l’auteure. Elle serait dans un état dépressif. Les autres, et comme c’est malheureusement le cas très souvent, supposent l’incapacité de la famille concernée à assouvir les besoins de l’enfant. Autrement dit, elle aurait tenté de se débarrasser à jamais de son enfant à cause de la pauvreté. Dans les deux cas, un acte pareil mérite réflexion, au nom de l’intérêt supérieur des enfants, et en accord avec les divers instruments juridiques que le pays a ratifiés. Les enfants méritent de vivre dans un environnement serein, qu’importe la situation. La multiplication du nombre de centres d’hébergement ainsi que d’assistants sociaux, qui pourraient détecter les mères et familles vulnérables pour la survie des enfants, sont nécessaires. Pour ne pas arranger les choses, la traite d’êtres humains commence à devenir monnaie courante, et les enfants n’en sont pas épargnés. Certains trafiquants n’hésiteraient même pas à dissimuler leurs pratiques immorales en recourant à l’adoption.

D.R

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